À Bonifacio, le rendez-vous Festi Lumi offre une balade entre poésie et lumière

Du 7 au 9 juillet, Bonifacio renouera avec Festi Lumi, une aventure sensorielle hors du commun qui utilise la ville pour projeter ses œuvres d’art éphémères dès la nuit tombée

Au fil des ans, c’est devenu le rendez-vous incontournable, celui qui lance le plein été un Bonifacio.

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Festi Lumi revient dans quelques jours après deux ans d’absence pour les raisons que l’on connaît et promet d’être une expérience inédite, y compris pour ceux qui connaissent le festival des lumières : “À part deux ou trois artistes, tous sont nouveaux, leurs œuvres n’ont jamais été montrées ici, et nous avons décidé cette année d’investir aussi le port, notamment via la place Saint-Érasme et la montée du Rastello… Les trois les soirées proposées seront uniques car chaque spectateur est unique”appuie Régis Clouzet, maître d’œuvre de Festi Lumi, et responsable de la création artistique au travers de l’Agencelumière qui accompagne Bonifacio depuis le début de l’aventure.

“Éblouir le visiteur”

Sept artistes ou collectifs d’artistes français animeront cette septième édition du festival. “Pour ce retour, on a voulu proposer des rencontres sensorielles et émotives sur des parcours différents et avec des projets spécifiques des artistes. Il y a une vraie attente du public, alors on a voulu offrir quelque chose d’encore plus spectaculaire et surtout un peu inédit.”

Côté municipalité, Thierry Quinternet, élu en charge des animations, met en avant la volonté de la ville de proposer un événement qui “nous tenons particulièrement à cœur car imaginé et lancé par notre ancienne première adjointe Nicole Serra. Elle avait pensé ces soirées pour éblouir la population et les visiteurs, et c’est un événement dans lequel nous sommes contents d’investir tant il plaît et met en valeur notre cité.”

Il y aura tout d’abord des animations lumineuses et l’artiste Sylvain Aldry – Show Cube sur le port pour entraîner les visiteurs vers la haute ville, “ce que nous ne faisions pas avant. Bien sûr, on sait dès le port qu’il se passe quelque chose, mais nous voulions rajouter du liant entre la marine et la ville.”

Pas tout à fait inédit mais avec une formule différente, l’artiste corse Mako Deuza, accompagné du collectif The Live Drawing Project, utilisera les façades patrimoniales face au Bastion de l’Étendard dans l’obscurité totale, pour produire des œuvres en direct alors que le public pourra dessiner à l’aide de son téléphone : “L’idée, c’est avant tout que le public puisse interagir en direct, qu’il y ait une résonance immédiate avec le travail de l’artiste, qui va créer avec eux, devant eux. Ce sera un peu le quart d “heure warholienne du public”sourit Régis Clouzet.

Jeu sur les sens et l’imaginaire

La balade se poursuivra au hasard des ruelles. Sur les murs, certains peuvent envoyer des cartes postales grâce à la machine à écrire un peu particulière du collectif Un Des Sens.

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Les autres pourraient observer la transformation de l’église Sainte-Marie-Majeure et redécouvrir ce monument religieux. Il y aura aussi la place Fondago, cœur du parcours qui permettra d’aller place Carrega voir les œuvres du collectif Cosa Mentale ou vers le quartier pisan, “qui sera une sorte de bouquet final où les jeux de lumière s’appuieront sur l’architecture et les voûtes comme pour réinventer la loggia de l’Arsenal, l’église Saint-Dominique, l’espace Saint-Jacques et le Torrione avec le collectif AILO, le collectif Arcaan”. Dans ces lieux, du mapping immersif offrira des axes de vision multiples pour jouer avec les sens et l’imaginaire, évoquant des mythes comme La Dame de Bonifacio, bien réel, mais dont l’histoire associée à la grotte de l’Araguina continue de fasciner.

En tout, ce sera donc douze étapes qui permettront au visiteur de déambuler pendant deux à trois heures, tout en redécouvrant le patrimoine de la ville sous un autre œil.

“La mise en lumière du patrimoine bonifacien est toujours quelque chose de très attendu. Elle permet d’imaginer autrement ces pierres, ces bâtiments que l’on croise parfois tous les jours sans vraiment les voir. C’est quelque chose de très poétique, qui mêle aussi la musique pour un effet un peu transcendant, magique. On a des projections grandioses mais des scénographies intimistes, voire mystiques. Chacun peut projeter ce qu’il souhaite dans son esprit”souligne Nathalie Buresi, la directrice de l’office de tourisme, qui loue la présence des partenaires, Société des eaux de Corse et France Bleu RCFM en tête, “mais aussi les transporteurs corses qui nous sont fidèles et sans le soutien logistique nous n’enverrons pas une programmation aussi riche”.

Rendez-vous à la nuit tombée à partir du 7 juillet.

Du 7 au 9 juillet, dès la tombée de la nuit et jusqu’à 1 heure du matin. Animations gratuites.

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