Angoulême : le festival d’électro Les InsolAntes de retour, cette fois à Bourgine

Mezerg avait été l'une des têtes d'affiche du festival en 2019, à l'abbaye de La Couronne.


Mezerg avait été l’une des têtes d’affiche du festival en 2019, à l’abbaye de La Couronne.

Archives photos CL

« Ici, la scène principale crachera du son dans cette direction. L’autre, plus petite, sera posée près du sable. Une barre linéaire de 22 mètres entouréera cet arbre. Puis là, on aura un autre bar, pour les bières locales. » Le festival prend vie au gré de la balade de Clément Travaillé.

Un budget presque doublé

À trois semaines du coup de feu, le trentenaire, originaire de Saint-Yrieix, distribue les missions à une dizaine de bénévoles. Le noyau dur de l’association, ceux qui ont créé les 60 autres insolents, mobilisés pendant deux jours. Nicolas Travaillé marche dans ses pas. « Notre frère Erwann n’a pas pu se libérer », glissent les deux frangins longilignes, un peu émus d’avoir pu dénicher Bourgine pour leur retour sur les terres familiales. Cinq ans après avoir tous les trois créés, à partir de pas grand chose, un festival électro au campus de La Couronne.

On est près de la gare, du centre-ville, et nous n’avons pas besoin de jauge pour le public.

Cette île n’est pas qu’un lieu idéalement placé, « à côté de la gare, près du centre-ville, qui nous permet de ne pas avoir de jauge, contrairement à l’abbaye de La Couronne (1.500 maximum par soir, NDLR) », s’enthousiasme Clément Travaillé. Bourgine rappelle les grandes heures de Musiques Métisses. Quand le festival de musiques du monde -dont la dernière édition a rassemblé 6.000 personnes aux Chais Magelis du 1euh au 3 juin- rayonnait encore plus à l’international et proposait un volet gratuit. Les frères Travaillés ont eux aussi été bercés, depuis l’enfance, par ces notes métissées. Ils préfèrent ne pas se comparer. « On n’a pas d’ambition particulière sur la fréquentation de cette édition », disent-ils, timides.

Ils se sont pourtant donnés les moyens, humains et surtout financiers : le budget a presque doublé par rapport à 2019. « De 60 à 100.000€ », chiffre Clément Travaillé. Il porte en partie le festival avec sa société de communication bordelaise, Glaçon. De quoi s’offrir deux têtes d’affiches qui rayonnent bien au-delà des frontières charentaises. Étienne de Crécy, qui se convient aussi fin juillet à la fête du cognacet Arnaud Rebotini, césarisés en 2018 pour la bande originale du film 120 battements par minute.

Les soirées à Bordeaux, ce n’est pas une volonté de partir d’ailleurs.

Le public bordelais est déjà dans leur poche, grâce aux trois soirées InsolAntes programmées ces derniers mois dans le département voisin. « Elles ne duraient qu’un seul soir, finissaient à minuit, avec moins de monde. Ce n’est pas le même formatassure Clément Travaillé. On n’a aucune volonté de partir ailleurs. Ici, c’est la famille. Tout simplement. »

La fête de Magelis le samedi, à 500 mètres

Ils ne seront pas les seuls à festoyer dans le secteur, samedi 2 juillet. Dès 16h, Magelis invite aussi des dessinateurs, des entreprises du jeu vidéo, des artistes, une fanfare musicale et même le collectif de DJ L’Enfant Sauvage à la tombée de la nuit… et tout ça à 500 mètres de Bourgine, sur les chais . Un choc de calendriers entre la ville d’Angoulême (qui met à disposition les bords de Charente) et le pôle image, qui ne fait pas d’étincelles.

« On a adapté notre programmation, avec moins de spectacles et de DJ », précise le pôle communication de Magelis, qui a monté l’événement. Le concert de L’Enfant Sauvage devrait se terminer plus tôt que d’habitude, avant minuit. Le public n’aura qu’à plus longtemps le stade Léonide-Lacroix et enjamber la Charente pour rejoindre les InsolAntes… et peut-être croiser un drôle de père Noël électro.

Festival les Insolantes, le vendredi 1euh et le samedi 2 juillet, île de Bourgine à Angoulême. Tarifs : 16€ la journée (13€ en prévente), 29€ le pass deux jours (24€ en prévente). Gratuit pour les moins de 12 ans. Restauration sur place. Camping de 250 places. Réservations sur www.lesinsolantes.com

Étienne de Crécy le vendredi, Arnaud Rebotini le samedi

Deux poids lourds de la scène électro à l’aura nationale et cinq artistes locaux qui montent, dont l’Angoumois à St Graal, prix du public au dernier Printemps de Bourges. C’est un résumé du programme des deux jours du festival Les Insolantes, qui se déploie sur deux scènes. L’ordre de passage des concerts n’a pas encore été défini. Une seule certitude : Étienne de Crécy clôturera la première journée sur la grande scène.
Vendredi 1euh juillet. Molécule, Mila Dietrich, Casablanca Drivers + Flo/So, Slowciety, la Ferveur, Étienne de Crécy.
samedi 2 juillet. French 76, Miley Serious, Ko Shin Moon, MLD, St Graal, El Hey, De là je l’espère, Arnaud Rebotini.
De nombreuses activités familiales (et parfois insolites) sont aussi connues : des olympiades sous forme de chasse au trésor, un karaoké, une « costumerie », du maquillage, de la danse avec la compagnie Cambio… Mais aussi une « silent disco ». « 50 casques sont à disposition dans une cabane, pour écouter de la musique mixée en direct »détaille Clément Travaillé.

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