« Archi intéressant », le nouveau podcast du « Monde » sur l’architecture

« Archi intéressant », le nouveau podcast du « Monde » sur l'architecture.

Une bourse de commerce qui devient musée d’art contemporain. Une scène nationale qui trouve, enfin, son écrin. Des logements étudiants installés sur un parking… Durant sept épisodes, le podcast « Archi intéressant » amène l’auditeur sur le terrain à découvrir des bâtiments en France et à l’étranger. Qu’ils soient historiques, ultramodernes, fonctionnels ou majestueux, tous ont un point commun : avoir défini l’œil des journalistes et architectes Richard Scoffier, Sophie Trelcat, Philippe Trétiack, Isabelle Regnier et Francis Rambert. Ils en parlent et en débattent lors des Rendez-vous organisés critiques par la Cité de l’architecture et du patrimoine, également partenaire de ce podcast. A partir du 15 juillet, retrouvez un nouvel épisode de « Archi intéressant » chaque vendredi sur Lemonde.fr et les plates-formes de podcasts.

Vendredi 15 juillet : la Bourse de commerce de Paris, de la halle aux blés au musée d’art contemporain

Pour cet épisode, direction le 1euh Arrondissement de Paris. Au cœur des Halles se dessine à l’horizon un immense dôme. Celui de lune Bourse de commerce. Ancienne halle aux blés puis bâtiment de la chambre de commerce et d’industrie de Paris, le bâtiment est devenu, en 2021, après cinq ans de chantier, un musée d’art contemporain. Et pas n’importe lequel. Le nouveau musée de la collection Pinault en France. L’aboutissement d’une vie et l’un des symboles de la métamorphose du quartier, à deux pas du Musée du Louvre et du Centre Pompidou. Avec sa coupole de métal et de verre datant de 1812 et sa forme circulaire, le bâtiment a, d’un côté, conservé les traces du passé, de l’autre, il s’est modernisé grâce à l’architecte japonais Tadao Ando. Une rénovation qui avait deux objectifs : respecter la construction originale et lui permettre de remplir ses nouvelles fonctions. Une ancienne halle au blé peut-elle vraiment se reconvertir en musée ? Eléments de réponse dans cet épisode.

La Bourse de commerce de Paris transformée en musée d'art contemporain.

Vendredi 22 juillet : le Musée dépôt Boijmans Van Beuningen de Rotterdam, un accès illimité aux œuvres conservées

Pour cet épisode, direction Rotterdam au Musée Boijmans Van Beuningen. Pour comprendre ce bâtiment, il faut en comprendre l’histoire. Ce musée est le plus ancien de la ville. Il regroupe la collection d’art de l’avocat Frans Jacob Otto Boijmans – léguée en 1849 – et celle de l’homme d’affaires, Daniel George van Beuningen. Des œuvres qui courent du Moyen Age au XXIe siècle. Au total, plus de 150 000 pièces – peintures, dessins, statues, porcelaines ou photos – ! Beaucoup trop pour un seul musée ! Résultat : seuls 10 % sont exposés. Alors, à partir de 2005 et après réflexion, il est décidé de construire un nouveau bâtiment, dans les jardins du musée, en plein centre-ville. Sa mission : ouvrir aux visiteurs les portes des stocks et leur permettre de découvrir la quasi-totalité des œuvres. Un projet confié au cabinet rotterdamois MVRDV. L’expérience muséale et architecturale promise à Rotterdam est-elle réussie ? Eléments de réponse dans cet épisode.

Le dépôt du musée Boijmans Van Beuningen à Amsterdam.

Vendredi 29 juillet : la Comédie de Clermont-Ferrand, une scène nationale ouverte sur l’extérieur

Pour cet épisode, direction Clermont-Ferrand. Pendant des années, celle qu’on surnomme la Cité du pneu a été la dernière ville avec une scène nationale… sans lieu dédié et adapté. Les spectateurs naviguaient de salles en salles pour découvrir les spectacles qui se jouaient. Jusqu’à ce que la Comédie de Clermont voit le jour, vingt-deux ans après sa création… dans une ancienne gare routière. Cette gare avait été construite dans les années 1960 par un certain Valentin Vigneron – un élève d’Auguste Perret, le spécialiste du béton armé. Et en 2021, elle a fait sa mue pour devenir un lieu culturel signé par l’architecte portugais Eduardo Souto de Moura, un artiste de la greffe. Entre conservation de l’héritage et volonté d’adaptation, le lieu dispose aujourd’hui de deux salles de spectacles, d’un studio de répétition, de salles de médiation, d’une brasserie et de bureaux administratifs… Bref, 9 300 m2 évolué au spectacle vivant. La scène nationale de Clermont-Ferrand at-elle, enfin, trouvé son écrin ? Eléments de réponse dans cet épisode.

La Comédie de Clermont-Ferrand installée dans une ancienne gare.

Vendredi 5 août : le Musée Albert-Kahn de Boulogne-Billancourt, une plongée hors du temps entre art et nature

A Boulogne-Billancourt, dans le sud-ouest de Paris, il passe presque inaperçu depuis la rue. Le Musée départemental Albert-Kahn est niché dans un écrin de verdure, propice à l’évasion et à la poésie. Pour restaurer les huit pavillons qui constituaient les lieux et construire un véritable vaisseau amiral, l’architecte japonais Kengo Kuma a imaginé les lieux par paliers successifs, en utilisant principalement du bois. Il a installé des coursives extérieures, des persiennes et des claustras pour donner du relief aux façades et une structure principale en forme d’origami. Une architecture qui favorise, finalement, la porosité entre intérieur et extérieur pour découvrir le clou du spectacle : le jardin, pièce incluse du musée. Cet aménagement était-il judicieux pour un musée ? Eléments de réponse dans cet épisode.

L'intérieur du Musée Albert-Kahn de Boulogne-Billancourt.

Vendredi 12 août : « Le Porte-Vue » de Château-Thébaud, un voyage au-dessus des vignobles

Pour cet épisode, direction Château-Thébaud en Loire-Atlantique, au pays du muscadet. De part et d’autre d’un cours d’eau qu’on appelle la Maine s’érigent les coteaux de ce vin blanc sec qui se développe aujourd’hui pour monter en gamme. Pour découvrir ce paysage viticole, il faut prendre un peu de hauteur et monter sur un belvédère qui domine la vallée. Ce belvédère, c’est une structure en acier corten qui se déploie sur 30 mètres, dont vingt au-dessus du vide. Une prouesse technique et architecturale qui se fond dans le paysage. Cette installation a été imaginée en 2016 dans le cadre du « Voyage dans le vignoble », un parcours artistique proposé sur le modèle du « Voyage à Nantes ». Elle est l’œuvre d’Emmanuel Ritz. Cet architecte a choisi de l’appeler Le Porte-Vue, car elle offre à ceux qui s’y engagent un panorama exceptionnel et comme il l’espère, elle magnifie la nature par l’architecture. Alors, le pari est-il réussi ? Eléments de réponse dans cet épisode.

« Le Porte-Vue » de Château-Thébault, un voyage au-dessus des vignobles

Vendredi 19 août : la résidence étudiante de Saclay, des logements posés sur un parking

Pour cet épisode, direction l’Essonne, dans le sud-ouest de Paris, pour nous intéresser à la réalisation d’une résidence étudiante. Une résidence universitaire posée sur un parking dans le quartier de l’Ecole polytechnique de Saclay. Ce programme avait de quoi faire peur. Il a pourtant inspiré à l’agence Bruther (et à leurs associés belges Baukunst) une architecture flexible, capable d’accompagner les évolutions des usages. Si les voitures étaient amenées à disparaître, le parking au rez-de-chaussée pourrait se transformer en logements pour accueillir de nouveaux étudiants. Avec une structure en U, un jardin, de la couleur dans les étages et un vaste espace de rencontre, ce bâtiment tout en courbe rappelle l’esprit de Le Corbusier ou Oscar Niemeyer. La résidence étudiante de Saclay est-elle le symbole de l’architecture réversible de demain ? Elément de réponses dans cet épisode.

Vendredi 26 août : le nouveau siège de l’Office national des forêts, des bureaux en harmonie avec la nature

Pour cet épisode, direction Maisons-Alfort, au sud-est de Paris, pour s’intéresser aux locaux d’entreprise. Dit comme ça, ce n’est pas très sexy. Mais il est intéressant de découvrir à quoi ressemblent ceux qui sortent de terre actuellement. Et là, c’est le siège social de l’Office national des forêts – installé sur le site de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort – qui a fourni notre attention. Sa particularité : une structure en bois – eh oui, nous ne sommes pas à l’ONF pour rien – venant en majorité des forêts domaniales gérées par l’office. Et le bâtiment de 7 600 m2 – pensé par Vincent Lavergne Architecture Urbanisme et Atelier WOA – se veut écologique et design pour accueillir ses 365 agents. Est-ce un immeuble de bureaux traditionnel ou à-on à faire à l’architecture de demain ? Éléments de réponse dans ce podcast.

Le nouveau siège de l'ONF à Maisons-Alfort.

« Archi intéressant », un podcast produit et réalisé par Joséfa Lopez pour Le Monde, réalisé en partenariat avec la Cité de l’architecture et du patrimoine. Reportage : Judith Chrétrit, Marion Dubreuil. Voix off : Isabelle Regnier. Réalisation : Eyeshot. Identité Graphique : Mélina Zerbib. Partenariat : Sonia Jouneau, Victoire Bounine.

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