AUTOPSIES DE STARS. Elvis Presley, le secret pas si bien caché du roi du rock’n’roll mort sur son trône

La mort d’Elvis Presley, légende du rock’n’roll, remonte au 16 août 1977. Pourtant des années plus tard, les questions sont toujours nombreuses quant à la cause réelle de la tragédie.

Comme beaucoup de stars, Elvis Presley est mort jeune, bien avant l’âge qu’il aurait pu atteindre avec une mort naturelle. Le 16 août 1977, c’est sa fiancée Ginger Alden qui l’a retrouvé inconscient sur le sol de salle de bain de leur suite parentale – au même endroit, quelques mois plus tôt, Elvis l’avait demandée en mariage. D’après la description qu’elle en a fait dans son livre autobiographique, “Ginger et Elvis : la fiancée et dernier amour d’Elvis Presley raconte enfin son histoire“, la jeune femme l’avait retrouvée dans une position bien particulière. “Son corps avait l’air entièrement pétrifié dans une position assise, comme s’il s’était assis sur les toilettes, et qu’il était tombé en avant dans cette même position“. Malgré les tentatives de réanimation des médecins effectuées après son arrivée à l’hôpital, Elvis Presley a été prononcé mort à 15h30 le 16 août 1977. Il avait 42 ans.

Une addiction précoce

La cause officielle de la mort d’Elvis ressortie alors que l’autopsie n’était même pas encore tout à fait terminé est que le chanteur est mort d’une crise cardiaque. Si son addiction à divers médicaments et drogues était notoire, ce n’est que quelques temps après sa mort qu’elle est devenue réellement publique et qu’un lien a été établi entre cette addiction et sa mort. La famille du roi du rock’n’roll en effet longtemps essayé de dissimuler cette consommation, allant même jusqu’à faire pression auprès d’un médecin légiste pour que ce dernier confirme qu’Elvis n’est pas mort d’une overdose. L’état de santé général d’Elvis, qui avait une mauvaise hygiène de vie, était en surpoids et souffrait de diabète, a par ailleurs permis à sa famille de justifier assez facilement une crise cardiaque. Mais malgré les efforts de ses proches, les rumeurs allaient déjà bon train quand Elvis Presley était encore vivant.

Quelques semaines avant sa mort, trois de ses gardes du corps ont en effet publié un livre dans lequel ils dévoilaient que le chanteur était accro aux amphétamines, et ce depuis qu’il avait une vingtaine d’années. Souffrant d’insomnie, Elvis s’était tourné vers une combinaison d’antidépresseurs et de drogues pour arriver à dormir. Une consommation qui s’est aggravée avec sa célébrité, qui l’a poussée à prendre des substances pour une toute autre raison : s’énergiser avant de monter sur scène lors de ses concerts. Entre son besoin d’être en forme pour ses concerts et son envie de vaincre son insomnie et réussir à dormir, le chanteur a donc, pendant de nombreuses années, multiplié la prise de médicaments. Mais ce n’était rien comparé à ses dernières années…

Une autopsie controversée

Entre 1967 et 1977, Elvis Presley est un médecin traitant qui a beaucoup fait parler de lui pour sa possible implication dans la mort de la légende du rock’n’roll. Le docteur Georges Nichopoulos a en effet été mis en cause pour avoir prescrit, de manière arbitraire et possiblement dangereuse, de nombreuses substances contrôlées à son patient, Elvis Presley. Les charges à son rencontre révèlent que dans les 20 mois qui ont transmis sa mort, Elvis s’est vu prescrire pas moins de 12 000 comprimés, et se déplaçaient avec trois valises remplies de médicaments. Pour justifier cette aberration, le dr Nichopoulos avait expliqué que les médicaments étaient prescrits à tout l’entourage d’Elvis. Il s’est également défendu en considérant qu’il accordait tout ce qu’Elvis lui demandait puisque, dans le cas contraire, le chanteur se les procurerait en allant voir un autre médecin, ou serait carrément allé les chercher dans la rue.

Suite à ces accusations, la licence et le droit d’exercer du docteur Nichopoulos ont été suspendus pendant 3 mois par le Tennessee. Il a ensuite été acquitté et exercé jusqu’en 1995, date à laquelle sa licence médicale lui a été retirée.

L’autre personnalité souvent pointée du doigt dans la mort d’Elvis Presley est le médecin légiste Jerry Francisco, qui a pris la décision d’annoncer à la presse que le chanteur n’est pas mort à cause de la drogue alors que son autopsie n’était pas encore terminée. “Elvis Presley est mort d’une maladie cardiaque, et les médicaments prescrits retrouvés dans son sang n’y ont pas réussi. Même si ces drogues n’avaient pas été dans son système, il serait mort quand même“. Une déclaration critiquée par ses paires qui l’ont accusé de privilégier l’intimité de la famille plutôt que de dire la vérité. La plupart étaient d’accord pour dire qu’Elvis est mort à cause d’un cocktail de médicaments, analyses à l’appui.

Une analyse toxicologique du sang d’Elvis Presley après sa mort a confirmé une forte présence d’opioïdes dans son système, comme le Dilaudid, le Percodan ou encore le Demerol, ainsi qu’une dizaine d’autres substances. L’arrêt cardiaque subi par le chanteur pourrait donc, en toute probabilité, avoir été amélioré par le cocktail très dangereux qu’il consomme régulièrement, mais ce n’est pas tout.

Une mort peu glorieuse

Une des théories les plus connues concernant la mort d’Elvis Presley a de quoi saper toute la gloire qui accompagne son nom. L’abus de barbituriques a un effet secondaire notoire : celui qui provoque de sévères constipations. Et puisque c’est dans une position assise, comme s’il avait été pétrifié après avoir été assis sur les toilettes qu’Elvis a été retrouvé, certaines idées que c’est en tenté de déféquer qu’il est mort. Selon cette théorie, c’est en provoquant une pression trop importante sur un cœur affaibli par les drogues, les médicaments et les maladies dont il souffrait que le roi du rock’n’roll aurait provoqué sa propre mort.

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