Banksy 360° : une exposition en anglais uniquement au pavillon Aberdeen

À l’entrée du pavillon Aberdeenle message est bien traduit : sur demande aux visiteurs de ne rien toucher, de ne rien manger et d’éteindre le flash de leur appareil photo.

La prochaine trace de langue française ? Le public ne la trouve qu’une vingtaine de minutes plus tard, à l’entrée d’une grande salle où des animations des graffitis de Banksy sont projetées sur les quatre murs et le plancher.

Deux personnes sont assises dans une pièce dont les murs et le plancher sont couvertes d'images de la reine d'Angleterre portant un masque à gaz.

Un aperçu de l’exposition « Banksy 360° » au pavillon Aberdeen du parc Lansdowne, à Ottawa

Photo : Radio-Canada / Catherine Morasse

C’est donc après avoir parcouru une première salle où les gens ont pu lire, en anglais, des panneaux sur les thèmes privilégiés dans l’art – comme la guerre, le consumérisme et les migrations – de celui qui tient mordicus à garder secrètement son identité qu’ils sont encouragés à continuer leur chemin vers exhibition“,”text”:”l’exhibition”}}”>jeexposition.

Un panneau dans une exposition sur laquelle on peut lire « vers l'exposition ».

Un panneau désactivé une faute de français invite les visiteurs à poursuivre leur chemin vers « l’exposition ».

Photo : Radio-Canada / Catherine Morasse

De plus, ce spectacle numérique, d’une durée d’environ 30 minutes, est accompagné d’une narration, elle aussi en anglais exclusivement et sans sous-titres.

Dans un courriel, une porte-parole du Bluesfestdont l’équipe coordonne la tenue de cette exposition à Ottawa, explique que le fournisseur n’est pas le même que celui de l’expo Au-delà de Van Gogh, présenté avec des panneaux dans les deux langues l’été dernier au même endroit.

Le matériel pour l’exposition sur Banksy, en cours jusqu’au 7 octobre, est arrivé en version unilingue. Maïs l’équipe s’acharnera pendant la prochaine semaine à traduire certains éléments pédagogiquessoutient la porte-parole du Bluesfest.

Plusieurs visiteurs rencontrés sur place mercredi, jour d’ouverture de l’attraction, disaient apprécier leur visite, mais s’expliquaient mal l’absence de traduction française.

Deux femmes regardent un panneau avec de l'écriture et des graffitis.

La première pièce de l’exposition propose une série de panneaux sur des thèmes chers à l’artiste, comme son rapport avec les forces de l’ordre.

Photo : Radio-Canada / Catherine Morasse

[Je crois] que les francophones qui ne parlent pas anglais seront un peu déçus. Ça devrait être traduita commenté Jocelyne Piscineune Ottavienne bilingue.

C’est un artiste [emblématique]. Je pense que ce serait mieux de rendre cette exposition plus accessible aux autresun ajout Ken Hoffmannun anglophone s’en dispense facilement en français.

Inspiré par des artistes de la rue française

Marc Levertonauteur de livres sur Banksy ayant gagné à concevoir l’exposition, croit qu’en adapter l’information pour le public francophone serait sensé, puisqu’à son avis, l’artiste porte des valeurs composées en France et a été inspiré par des artistes de la rue française.

1968, les étudiants faisaient leurs propres affiches pour manifester. Ils dessinaient des rats dessus, semblables à ceux [que Banksy a dessinés]”,”text”:”Pendant les manifestations à Paris, en1968, les étudiants faisaient leurs propres affiches pour manifester. Ils dessinaient des rats dessus, semblables à ceux [que Banksy a dessinés]”}}”>Pendant les manifestations à Paris, en 1968, les étudiants acquièrent leurs propres affiches. Ils dessinaient des rats dessus, semblables à ceux [que Banksy a dessinés]cité en exemple le journaliste et professeur d’université britannique.

Puis, dans les années 1970, l’un des pionniers de l’art urbain en France, Blek le Rat, s’est mis à dessiner des animaux pareils sur des murs. Banksy utilise l’image du rat comme une métaphore d’un individu marginal, une image à laquelle il s’identifie lui-même, détaille l’exposition.

Il y a aussi eu un mouvement artistique qu’on appelle “situationnisme”, qui s’intéresse beaucoup à la performance comme forme d’art. C’est une autre façon dont l’art de Banksy est connecté à la culture françaisea continué M. Leverton.

Un éléphant en papier mâché couvert de peinture rouge et or.

Cet éléphant rappelle Tai, un véritable animal qui faisait partie d’une exposition de Banksy aux États-Unis en 2006 et dont la peau avait été peinte pour appartenir à du papier peint. Cet « éléphant dans la pièce » symbolisait la pauvreté dans le monde.

Photo : Radio-Canada / Catherine Morasse

Van Gogh trois heures soixante?

Une autre exposition immersive sera présentée au pavillon Aberdeen à compter du 23 juillet : Van Gogh 360°à la structure similaire, sera offert en alternance avec Banksy 360° d’ici au 8 octobre.

Cette exposition n’étant pas encore introduite, il a été impossible de voir et d’entendre l’expérience immersive numérique. Cependant, tous les panneaux explicatifs sur le peintre néerlandais de la première salle sont eux aussi uniquement en anglais.

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