Black Eyed Peas, Muse… Comment le festival les Déferlantes s’habille-t-il autant de stars ?

Météo-France annonce un beau soleil et plus de 30 degrés, jusqu’au dimanche 10 juillet, à Céret (Pyrénées-Orientales). Mais attention, il va pleuvoir des stars. Pour leur grand retour, après deux éditions annulées, en 2020 et en 2021, à cause de l’épidémie de Covid19, les Déferlantes affiche une folle programmation.

Dans son nouvel écrin du château d’Aubiry, au milieu des vignes et des cerisiers, le festival catalan accueillera notamment, jusqu’à dimanche, Black Eyed Peas, Cali, Juliette Armanet, Ofenbach, PNL, Simple Minds, Sum 41, Feder, M, Martin Garrix, Orelsan, Sean Paul, Angèle, Clara Luciani, Kungs, Vianney, DJ Snake, Hoshi, et Muse.

A deux pas de l’Espagne et du Portugal

Si l’affiche est particulièrement prestigieuse cette année, l’événement est, depuis longtemps, le rendez-vous des gros bonnets. sa création, en 2007, les spectateurs des déferlantes ont applaudi Elton John, Joe Cocker, Mika, Sting, Noel et Liam Gallagher (pas ensemble, malheureusement), Ben Harper, Lily Allen, IAM, Lenny Kravitz, Carlos Santana, The Offspring , Iggy Pop, Manu Chao, NTM, ou Martin Solveig.

Mais comment les Déferlantes sont-elles devenues à convaincre autant de stars ? « Evidemment, il y a les sous ! », ne cache pas David Garcia, le programmateur du festival catalan. Mais pas seulement. Pour avoir l’opportunité d’accueillir des vedettes sur ses scènes, l’événement doit entrer facilement dans leur « routing » ; c’est-à-dire le chemin qu’elles empruntent pour aller d’un concert à un autre, souvent à bord de grands bus. Ça, c’est un peu de chance. Mais l’avantage des Pyrénées-Orientales, c’est que c’est bien placé, à la frontière de l’Espagne, et pas loin non plus du Portugal. « Quand les artistes vont en Espagne, au Mad Cool [à Madrid] ou au Portugal, au Nos Vivants [à Lisbonne]on est dans le “routage” », poursuit le fondateur des Déferlantes de Céret.

Les agents qui sont déjà venus « savent où ils mettent les pieds »

Mais le véritable travail de fourmi, que l’équipe des Déferlantes mène toute l’année, c’est le dialogue permanent avec les agents des stars. « Cela fait 30 ans que je fais des festivals, ils nous connaissent aujourd’hui, note le fondateur de l’événement. Emma Banks, par exemple, l’agente des Red Hot Chili Peppers, de Katy Perry ou de Muse. Elle est déjà venue au festival avec Arcade Fire [en 2011]. Elle nous connaît un peu, elle voit bien la capacité financière, et l’évolution de notre festival. » Les agents qui sont déjà venus savent « où ils mettent les pieds », poursuit David Garcia.

Les artistes, aussi, en discutent, « bien sûr », entre eux. Et ceux qui sont déjà venus vantent les mérites de l’événement. Et veux revenir. Comme Iggy Pop ou Lenny Kravitz. « Les Déferlantes sont annulées comme le plus beau festival de France, on est entouré de vignes, dans la montagne. Il y a un château, du soleil… Ça apporte un cachet supplémentaire, explique le programmateur perpignanais. Et puis, il y a la gastronomie ! Quand les artistes viennent chez nous, les meilleurs sommeliers font des dégustations de vins. Et à la cantine, c’est 100 % de produits en circuit court. » Une cargolade, des escargots grillés aux herbes, un plat typique du coin, au milieu des vignes, c’est toujours mieux qu’un sandwich en triangle, dans les coulisses d’un Zénith.

Tous ces ingrédients ont permis à l’équipe des Déferlantes de faire bondir le nombre d’étoiles par soirée, cette année. Avant la parenthèse du Covid-19, le festival accueillait « une ou deux têtes d’affiche, et plusieurs « middle », note David Garcia. Désormais, il n’y a presque que des têtes d’affiche. On est vraiment, aujourd’hui, sur une programmation équivalente aux plus grands festivals européens. »

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