concerts, ballets, publics, tarifs… Cinq choses à savoir sur la saison 2022-2023

240 leviers de rideau sont annoncés en 2022-2023, soit une vingtaine de plus que lors des saisons précédentes. Mais cette progression concerne surtout les spectacles décentralisés : 73 contre une cinquantaine normalement. De juillet à octobre, le Grand-Théâtre va en effet être fermé pour travaux, ce qui fait qu’il y aura un opéra et un ballet de moins à Bordeaux.

240 leviers de rideau sont annoncés en 2022-2023, soit une vingtaine de plus que lors des saisons précédentes. Mais cette progression concerne surtout les spectacles décentralisés : 73 contre une cinquantaine normalement. De juillet à octobre, le Grand-Théâtre va en effet être fermé pour travaux, ce qui fait qu’il y aura un opéra et un ballet de moins à Bordeaux.

En revanche « Mythologie », ballet d’Angelin Preljocaj sur une musique de l’ex-Daft Punk Thomas Bangalter, sera dansé les 8 et 9 septembre, à Biarritz. Et l’Orchestre national Bordeaux-Aquitaine (ONBA) a accompagné le pianiste Alexandre Tharaud en octobre à Soustons et Mont-de-Marsan (Landes). « Chaque spectacle décentralisé s’accompagnera d’interventions auprès des publics », annonce le directeur, Emmanuel Hondré.

De gauche à droite : Emmanuel Hondré, directeur de l'Opéra, Dimitri Boutleux, président de l'Opéra et adjoint à la culture à la Ville de Bordeaux, et Eric Quilleré, directeur de la danse.


De gauche à droite : Emmanuel Hondré, directeur de l’Opéra, Dimitri Boutleux, président de l’Opéra et adjoint à la culture à la Ville de Bordeaux, et Eric Quilleré, directeur de la danse.

Ch. L

2 Un souci d’ouverture

Pour Dimitri Boutleux, adjoint à la culture à la Ville de Bordeaux, 2022-2023 sera la première saison de l'”Opéra ouvert sur l’extérieur” qu’il souhaite. Cela se traduit par l’accueil de danseurs et musiciens balinais en mars, « parce qu’il y a aussi des formes de haute culture hors de l’Occident », estime Emmanuel Hondré, ou par des fils rouges artistiques autour du tango, toujours en mars, ou sur le thème de la forêt en avril : un opéra adapté du « Livre de la jungle », un concert symphonique sur des projections de photos de Sebastiao Salgado…

Une programmation spécifique pour les 3 mois-3 ans va être proposée de novembre à mai.


Une programmation spécifique pour les 3 mois-3 ans va être proposée de novembre à mai.

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L’idée est aussi de ne pas exclure de publics pour leur handicap ou de leur âge. Trois spectacles « détente » (deux concerts et un ballet) sont prévus avec des repères temporels et spatiaux adaptés aux personnes handicapées. Et en prévenant les autres spectateurs qu’elles pourraient réagir différemment.

Une programmation spécifique est aussi proposée pour les 3 mois-3 ans, avec une vingtaine de rendez-vous (10 euros). De même que des ateliers de pratique musicale à suivre en famille. « Même si vous ne savez pas lire ou que vous n’avez jamais joué de musique, indique Emmanuel Hondré. Une fois que les spectateurs ont expérimenté une pratique musicale elle fait partie d’eux. »

3 Une vingtaine de concerts ou récitals

Cette approche « citoyenne » ne remet toutefois pas en cause le socle artistique qui fait l’Opéra en musique, en danse ou en art lyrique. La saison symphonique comptera une vingtaine de concerts et de récitals, avec des invités comme le ténor Benjamin Bernheim (15 septembre à l’Auditorium), la violoniste Liya Petrova (29 septembre) ou la mezzo-soprano Ekaterina Semenchuk (27 octobre).

Benjamin Bernheim donnera le 15 septembre un récital avec des airs de Berlioz, Cherubini et Donizetti.


Benjamin Bernheim donnera le 15 septembre un récital avec des airs de Berlioz, Cherubini et Donizetti.

Un tiers des chefs invités sont des femmes (Keri-Lynn Wilson, Lucie Leguay…). « Ailleurs on est plutôt à 2 ou 3 %. » À côté de noms comme Roberto Gonzalez-Monjas ou Emmanuel Villaume. Parmi eux ou elles directeur, on devrait trouver le futur nouveau musical de l’Opéra, successeur(e) de Paul Daniel.

4 Huit opéras à l’affiche

Huit opéras présentent à l’affiche, dont « Madame Butterfly », mis en scène par le Japonais Yoshi Oïda (novembre), « Alcina », qui permettra à Marc Minkowski de revenir à Bordeaux (février), « La Favorite », avec Pene Pati et Florian Sempey (mars), ou « Dialogues des carmélites », chanté et mis en scène par Mireille Delunsch (juin). En janvier, on note aussi un Requiem de Mozart mis en scène par Stéphane Braunschweig en n’utilisant que des costumes et des décors déjà existants. 100 % recyclé.

5 Le retour du duo Léon-Lightfoot

Du côté du ballet, enfin, il n’y aura donc que trois gros spectacles à Bordeaux. Déjà présenté en 2019, le « Cendrillon » de David Bintley sur la musique de Sergueï Prokofiev sera à nouveau le grand ballet de fin d’année. La saison se terminera, elle, avec « Don Quichotte » dans la version de José Carlos Martinez, ex-étoile de l’Opéra de Paris.

Et, entre les deux, on note le retour du programme Quatre tendances (avril-mai), marqué par les entrées au répertoire de deux nouvelles pièces de Sol Léon et Paul Lightfoot, ex-danseurs et chorégraphes du prestigieux Nederlands Dans Theater. Le début d’une collaboration prévue pour durer trois ans.

Les abonnements ouvrent le 15 juin. Détails sur opéra-bordeaux.com

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