Don McLean annule son concert à la soirée «pour la liberté et les armes à feux»

Le rockeur a renoncé à se produire samedi sur la scène de la convention annuelle de la NRA, moins d’une semaine après la fusillade qui a fait 22 morts, dont 19 mineurs, dans une école.

Chanter moins d’une semaine après le drame lui un paru mal approprié. Le rockeur américain Don Mc Lean a annoncé mercredi qu’il ne se convient pas sur la scène du grand concert annuel “pour la liberté, les armes à feu et le Deuxième amendement (de la Constitution américaine, qui garantit le droit de détenir des armes, ndlr)» organisé samedi soir par la National Rifle Association (NRA).

Préparé à Houstin (Texas) dans le cadre de la convention annuelle de l’influent lobby des armes à feul’événement doit se tenir quatre jours après une fusillade qui a fait 22 victimes dans une école primaire texane, à Uvalde. Le raout se fera cependant sans la participation du musicien de 76 ans, Don McLean ayant montré qu’il serait inapproprié pour lui de se produire moins d’une semaine après le drame.« À la lumière des événements récents au Texas, j’ai décidé qu’il serait irrespectueux et trop douloureux pour moi de me produire cette semaine à la convention de la NRA, à Houstona indiqué mercredi Don McLean dans un communiqué. Je suis certain que les personnes qui doivent assister à l’événement sont aussi choquées et écoeurées par ce qu’il s’est passé. Nous sommes tous américains, après tout ».

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Écourement général

Icône du folk-rock américain du début des années 1970, Don McLean est connu pour sa longue balade Tarte américaine , hommage à la mort en 1959 du pionnier du rock Buddy Holly et méditation sur le passage du temps. Plusieurs autres artistes tels que les vedettes country T. Graham Brown et Larry Stewart doivent participer au concert de la NRA. Dans le sillage de Don McLean, d’autres participants ont cependant renoncé à participer au concert de samedi, à l’image du chanteur et Républicain assumé Lee Greenwood, qui a fait part jeudi de sa profonde émotion “en tant que père”.

La fusillade de mardi a été perpétrée par un jeune homme de 18 ans qui a tué 19 élèves âgés de 9 à 11 ans et deux enseignants de l’école primaire Robb, et fait 17 blessés, avant d’être abattu par les forces de police. La tuerie a relancé aux États-Unis le débat sur le contrôle des armes à feu et sur l’origine des violences endémiques qui gangrènent chaque année la société américaine. D’après un décompte réalisé par l’organisme Gun Violence Archive, plus de 200 fusillades ayant fait au moins quatre morts se sont produites depuis le début de l’année sur le sol américain. Les armes à feu ont également été la principale cause de décès chez les moins de 20 ans en 2020, devant les accidents de la route, selon la CDC. « La violence par arme à feu dans ce pays est une épidémie, c’est une honte internationale »avait déjà déploré l’an passé le président Joe Bidenqui a exprimé en début de semaine son écœurement et sa fatigue face à la multiplication des tueries de masse.

En dépit de la fusillade, la NRA a maintenu l’organisation de sa convention qui doit ouvrir ses portes vendredi. Le lobby a exprimé cette semaine ses “sincères condoléances” aux familles endeuillées en promettant d’engager «une réflexion», sans autres précisions, autour de cet événement. Diverses personnalités de la droite américaine ont été invitées à la convention, dont l’ancien président des États-Unis Donald Trumpqui devrait y prononcer un discours.


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