Jamel Debbouze : enfin toute la vérité sur la perte de sa main dévoilée

L’humoriste n’a jamais identifié cet épisode à un drame. Il a toujours mis son handicap de côté afin de continuer à mener une vie normale. Avant de parler de son accident dans le magazine de Patrick Sébastien, l’acteur s’est déjà exprimé là-dessus à quelques reprises. Mais cette fois, l’acteur répond avec beaucoup d’émotions dans ses paroles. Son intervention a montré la philosophie d’un gagnant qui n’a jamais été abandonné.

L’accident qui va bouleverser sa vie

Rire et faire rire, c’est ce que Jamel Debbouze fait maintenant depuis des années. Malgré ces apparences, sa vie n’a pas toujours été facile. Il se révèle dans le magazine « Jeux vous aime » de Patrick Sébastien cet accident qui a tout changé pour lui.

À quatorze ans, Jamel Debbouze survit à un accident de train qui lui fait perdre un ami et l’usage de sa main droite. Les deux amis, ont voulu passer par les voies de la gare afin de rattraper le bus. Dans leur hâte, ils ne voient pas le train s’approcher. Son jeune ami meurt à cet instant dans l’accident. De son côté, le jeune Jamel perd l’usage de sa main droite. Depuis ce jour-là, l’acteur franco-marocain vit avec ce lourd passé.

Lorsqu’il apprend du médecin ce qu’il va perdre pour le restant de ses jours, Jamel ne s’est jamais laissé abattre.

« Le premier réflexe que j’ai quand le médecin me l’annonce, c’est de lui demander de me prêter un des stylos de couleurs qu’il a dans sa poche car tout de suite, je m’entraîne pour commencer à écrire de la main gauche. Comme si cet accident était un non-sujet. Finalement, il ne fallait pas que ce soit un sujet. Depuis mon accident, tout ce que je vis, c’est du bonus, du sursis. », raconte-t-il.

Il avait alors transformé son vécu en force.

Une volonté inébranlable

Dès son plus jeune âge, l’artiste a toujours entretenu ce courage et ce caractère battant. Après son accident, malgré ce qu’il devait renoncer, celui-ci n’a jamais désespéré. Il s’est relevé et est toujours allé de l’avant. Il ne voulait pas pointer le problème du doigt. Ses proches l’ont vu vivre avec ce handicap sans jamais porter un rôle de victime.

Après l’incident, il décide d’avancer quoiqu’il arrive.

« Sans réfléchir, j’ai pris ma douleur à crédit. J’ai fait ma rééducation durant presque deux ans dans un centre du 14e arrondissement, et j’ai vu des gens qui ne pouvaient s’exprimer qu’avec leurs paupières. Là, je me suis senti très bien, très en forme. J’étais heureux de vivre, je n’étais plus handicapé », étaient ces dires.

Même si la perte de l’usage de son bras, signifie l’inaccomplissement de son rêve d’enfant, Jamel Debbouze, n’en a jamais parlé sur un ton amer. Patrick Sébastien lui pose la question :

« Aurais-tu été plus heureux si tu étais devenu footballeur, ta passion première ? »

L’humoriste a tout simplement répondu :

« Vocation ratée, tout ça à cause de mon ménisque ! Sinon j’aurais fait une carrière internationale ! »

Sa force de caractère et son optimisme légendaire démontrent le réel battant à la volonté de fer qu’il est.

« Je pense que le rire est un magnifique médicament pour aborder n’importe quelle situation, à quelque chose près. » aimait-il dire.

Sa vie après l’accident

Par nécessité ou juste par défi, Jamel Debbouze commence à s’exercer à de nouvelles activités. La première action qu’il ait faite, est d’apprendre à écrire avec son autre main.

Peu après, il se découvre d’autres passions et d’une philosophie qui l’emmènera loin dans sa vie :

« Je me suis mis à danser tout de suite. C’était une manière de nier que j’étais freiné ou diminué ou que je ne pouvais pas faire comme les autres. C’était impensable. Impensable de pas arriver à mes fins, c’est-à-dire vivre comme je l’entends : rire et faire rire. »

Mais même avant son accident, il explique qu’il n’a reculé devant rien pour atteindre ses buts. Cette mentalité, inculquée par l’éducation de ses parents, lui a permis de venir à bout de toutes les épreuves qu’il a vécues.
L’amour inconditionnel de ses géniteurs avait forgé l’homme courageux qu’il était devenu. Avec émotion, il raconte :

« Mes parents m’ont toujours donné cette confiance. Cet amour et ce moteur de ‘c’est toi le patron de ta vie’, ‘on est là’, ‘on te soutient’, ‘on est autour de toi’, ‘on t’aime’. Cet amour fait que t’as pas envie de les décevoir et que si eux te boostent il n’y a personne qui peut te freiner en fait. »

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