« Jukebox » met sa bière en musique à Cognac

Les premières canettes sont disponibles à la vente à emporter pour les particuliers, et les premiers fûts pour les professionnels, tirés tout droit cette fois du cœur même de « Jukebox », la première brasserie artisanale à s’implanter…

Les premières canettes sont disponibles à la vente à emporter pour les particuliers, et les premiers fûts pour les professionnels, tirés tout droit cette fois du cœur même de « Jukebox », la première brasserie artisanale à s’implanter à Cognac, 48 rue Armand- Simard, dans les anciens locaux de la société Chalvignac.

Après un premier lancement en juin dernier, « pour un petit brassin réalisé chez Aerofab, du côté de Nantes, afin d’enclencher la machine », indique Clément Roy, l’un des trois patrons associés de cette petite entreprise avec Loïs Tribot et Julien Riffaud, c’est bel et bien sur place d’où sort et sortira dorénavant la production de bières de ce trio de trentenaires qui ont chacun quitté leur précédent emploi pour s’engager dans cette aventure.

« On n’attendait que le matériel pour se lancer, on a aujourd’hui tout ce qu’il nous faut pour faire de beaux produits », se félicite Julien Riffaud.

Soit une grande salle de brassage où trônent trois cuves de 1 500 litres, « une pour l’empâtage (extraction des sucres présents dans les céréales), une pour la filtration, l’autre pour l’ébullition »détaille Loïs Tribot, et cinq de fermentation, « dont trois de 3 000 litres et deux de 1 500 ». Les clients peuvent la découvrir aux heures d’ouverture de l’établissement, du lundi au vendredi de 9h à 18h.

L’ancrage local

De quoi assurer une production conséquente, « du cru, on tient à cet ancrage local en premier lieu avant de penser à une distribution nationale », pointe Julien Riffaud, principalement en canettes, de 33 et 44 cl, « un choix carboné avec un recyclage de l’aluminium plus compétitif que le verre, et plus pratique au niveau de la logistique », relève-t-il. Pour une offre de bières « modernes, sur le créneau ‘craft’ », précise de son côté Clément Roy, qui brassait déjà dans sa cave depuis des années avant d’entraîner ses compères dans ce projet.

Soit quatre « mousses » répondant aux noms de « C’est clair bébé », « Encore et encore », « Hop and Up » et « Liquid Sunshine » (lire encadré), disponibles à la dégustation sur place, et fabriquées à base de malts issus de France et de Belgique, des États-Unis pour le houblon « qu’on se procure à terme dans l’hexagone, c’est l’objectif »assure Loïs Tribot qui entend bien avec ses compères faire de « Jukebox » la bière qui danse en Charente, et bien au-delà dans un proche avenir. « Ensuite, nous verrons pour élargir la gamme, on a déjà en tête un programme de bière vieillie en barrique, les idées ne manquent pas ».

IPA, Pale ale, Wheat ale et Sour

Pas de bières classiques styles blondes, blanches ou brunes, mais du traditionnel, le Carré choisi par les trois associés qui entendent se différencier, comme d’autres, grâce à des techniques de brassage, de fermentation et de choix de matières de leur composition pour des bières « sèches en sucre, aromatiques, avec des pointes d’amertume et d’acidité plus ou moins prononcées ». Pour « Encore et encore », c’est une Pale ale (4°) aux odeurs de fruits exotiques, très peu sucrée et peu amère. Pour « Hop and Up » (6°), le houblon est très présent comme pour toutes les IPA, d’une texture très ample en bouche pour la Wheat ale « C’est clair bébé » (4,5°). Quand la « Liquid Sunshine » (4°) s’adresse aux amateurs de Sour et de goûts inédits, de l’ananas, du citron vert et du poivre de timut en l’occurrence. Pour la gamme de prix, elle s’établit de 3,50€ à 5,80€.

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