Kendji Girac : “Jouer dans les arènes de Lunel, c’est un rêve”

Le chanteur et guitariste Kendji Girac, s’est approprié ce soir dans les arènes de la ville, lors du Lunel ose festival. Un retour après deux annulations le week-end dernier. Entretien.

Vous avez dû annuler deux dates ce week-end. Êtes-vous rétabli ?

Oui, ça y est, c’est bon, je suis au top de ma forme ! Ce week-end, j’ai eu une extinction de voix. Nous sommes souvent dans des salles très climatisées et j’ai attrapé une laryngite. C’est la première fois en huit ans que j’annule des dates, je m’excuse auprès de tout le monde. Les dates seront reprogrammées, ce n’est que partie remise ! Le principal, c’est que je peux retrouver mon public à Lunel.

Quel est votre état d’esprit avant de vous produire à Lunel ?

Je suis très content de jouer ici, je venais en vacances dans la ville quand j’étais plus jeune. J’ai même déjà chanté ici, ce n’est donc pas nouveau pour moi. Mais c’est toujours un plaisir de me déplacer en Camargue, encore plus quand c’est pour de la musique. Si on m’avait dit, étant petit, que je viendrai faire un concert ici, je n’y aurai pas cru une seconde. Jouer dans les arènes de Lunel, c’est un rêve.

Vous avez commencé votre carrière en Camargue. Ce concert constitue-t-il un retour aux sources ?

J’ai tourné pas mal de clips en Camargue. J’adore la région, oui, c’est un retour aux sources. Ce sont des valeurs qui me collent à la peau et que j’adore représenter. C’est quelque chose de très important pour moi et pour l’image que je donne aux gens.

Comment faites-vous pour jongler entre votre tournée, votre carrière et votre vie de famille ?

Le secret, c’est que quand j’ai du temps, je retourne voir ma famille en priorité, entre un concert et une séance studio par exemple. Cela explique aussi ma pause depuis la sortie de mon dernier album. Sinon, ma fille et ma compagne me suivent sur pas mal de mes dates, d’ailleurs, ma petite adore la musique !

Vous revenez sur le devant de la scène avec deux featurings récents. Est-ce que ces collaborations annoncent un album ?

Je suis actuellement en train de travailler sur mon cinquième album. Il me manque plus que deux ou trois chansons avant de terminer. Les fans n’auront pas mal de belles surprises avec de grands noms comme Vianney, Juliette Armanet et Soprano.

Vous variez toujours les registres dans vos albums, comment définissez-vous votre musique ?

J’essaie de travailler avec des artistes de divers horizons. Cela me permet de m’essayer à de nouveaux styles de musiques tout en gardant ma touche personnelle. C’est difficile de définir mon univers, mais je dirais que je fais de la pop gipsy.

Comment faites-vous pour choisir les lieux de votre tournée ?

Il faut savoir que l’on commence à préparer la tournée un an et demi à l’avance. Concernant les grandes salles et les zéniths, c’est mon équipe qui réserve. J’ai fait quarante-cinq à cinquante dates cette année dans ce cadre. À côté de ça, je me produis aussi dans plusieurs festivals et là, généralement, ce sont les organisateurs qui nous contactent.

Quels sont vos projets immédiats ?

À côté de l’album, je travaille sur mon téléfilm qui va arriver dans l’année sur TF1, et peut-être même dès la rentrée prochaine. C’est un téléfilm qui traitera le sujet de l’illettrisme, une cause qui me tient à cœur. Je suis très impatient que ce projet sorte, je vous promets que ce sera quelque chose de très intéressant. Pour ce premier téléfilm, je n’ai pas voulu lier la musique à la vidéo, c’est un nouveau Kendji, un nouveau garçon que vous allez découvrir. J’ai changé de personnage mais je n’en dis pas plus, vous pourrez découvrir cela très prochainement.

Pourquoi c’est important de venir voir Kendji Girac dans les arènes de Lunel ?

Tout simplement si vous avez envie de chanter et danser, il faut venir faire la fête avec moi. Puis ce concert sera génial, il durera entre 1 h 30 et 1 h 40. Dans les arènes en plus, c’est un cadre original, c’est différent d’une salle. Je ne serai pas seul, nous serons cinq sur scène. Il y aura un percussionniste, un batteur, un bassiste, un pianiste et moi, bien évidemment, au micro. Et si j’ai un mot à dire, je suis très heureux de reprendre les concerts, les deux dates annulées du week-end dernier m’ont manqué. Je vis pour la musique, j’ai hâte de Lunel, de reprendre ma guitare et de régaler les Lunellois.

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