« La série fait partie de nous », témoigne Dounia Coesens

Ça a envoyé la bouillabaisse et la nostalgie ce mardi sur le Vieux-Port de Marseille. À l’occasion d’un nouveau prime de Plus belle la vie, d’anciens personnages ayant fait les beaux jours de la série revendiqués au Mistral pour célébrer les années glorieuses du lycée Vincent Scotto. Cette soirée de retrouvailles est l’occasion pour Dounia Coesens, qui a définitivement quitté la série en 2014, de revoir ses partenaires de jeu d’antan tels qu’Aurélie Vaneck et Ambroise Michel. « Ça me permet de retrouver les anciens copains, surtout quand on sait que la fin approche et qu’on se dit que c’est peut-être la dernière fois que je peux tourner avec eux », témoigne la comédienne auprès de 20 minutes.

On vous avait revu il ya deux ans pour une courte intrigue. Ça fait quand même toujours son petit effet de revenir au Mistral ?

Oui, j’ai grandi là-bas, j’aime énormément cette équipe et même si j’ai fait le choix de partir, je suis très heureuse de venir faire un coucou de temps en temps, de retrouver mes amis et collègues, et de partager ces moments-là avec eux.

La décision de revenir vous at-elle demandé mûre réflexion ?

Non dans le sens où je me suis posé des questions sur l’intrigue et quand j’ai su qu’Ambroise et Aurélie revenaient, et que c’était une histoire de passation avec les jeunes, j’ai trouvé ça super. Ça me permet de découvrir les nouveaux comédiens et surtout de retrouver les anciens copains, surtout quand on sait que la fin approche et qu’on se dit que c’est peut-être la dernière fois que je peux tourner avec eux. Je n’ai pas mis longtemps à répondre !

On parlait déjà de l’arrêt de la série lors du tournage. Cela at-il impacté l’ambiance ?

Il y avait obligatoirement un impact négatif pour ceux qui y sont tout le temps mais ça a apporté du positif aussi, dans le sens où on ne savait pas si on allait se retrouver plus tard. Quand je viens à Marseille, je passe dire bonjour à la troupe et là, on se dit que quand on descend, on ne sait pas si on retrouvera cet esprit de troupe donc on en profite au maximum. Il y avait un côté nostalgique sur le tournage, évidemment, et il fallait profiter de chaque minute parce qu’on ne sait pas de quoi demain est fait.

Est-ce qu’il est question que vous y retourniez avant les grands adieux ?

Je ne sais pas, on attend de voir. Je pense que Plus belle Je voudrais faire une fin, ou peut-être un autre premier, avec les anciens et qu’on se retrouve tous. Pour l’instant, rien n’est dit et rien n’est signé. Si on me propose de faire un dernier au revoir, je serai là avec plaisir.

Pour quelle raison le personnage de Johanna revient-il à Marseille dans le prime ?

Johanna fait croire qu’elle revient juste pour montrer qu’elle a réussi et que tout va bien dans sa vie. Elle a le besoin de se montrer parce que son parcours a été compliqué mais ce qui est intéressant avec ce personnage, c’est qu’on découvre qu’elle est là aussi pour revoir ceux qu’elle aime au final. Mais au départ, elle le cache.

A quelle fréquence vous parlez-t-on de Plus belle la vie dans la rue ?

Ah, assez souvent ! C’est marrant parce que quand je suis partie, au bout d’un an ou deux, je remarque qu’on me reconnaît moins. Et puis il ya eu le confinement, la diffusion de Plus belle la vie s’est arrêté et les gens sont allés regarder les premières saisons sur Amazon donc il ya eu un regain ! Je me suis dit « mais qu’est-ce qu’il se passe ? » (rires). On nous en parle souvent avec gentillesse, ça fait partie de nous, on a grandi là-dedans donc on est autant attachés à nos personnages que les gens peuvent l’être.

Vous y avez joué pendant dix ans. Quel a été le moment le plus marquant de cette décennie ?

C’est quand les audiences commençaient à monter, monter, monter… On avait fait un tableau à la craie avec les parts d’audience, on l’a gardé sur un décor pendant des années. C’est le moment où on était une quinzaine de comédiens à la base, ça ne marchait pas depuis six mois et d’un coup, ça a commencé à prendre. C’était la reconnaissance du travail, du fait qu’on se battait depuis des mois pour cette série. On ne savait pas si on allait continuer ou pas et notre travail à tous a porté ses fruits. C’était incroyable, l’auditimat était tellement haut qu’on ne se rendait pas compte de l’impact que ça avait. Et tous les jours, on allait sur le plateau pour défendre des choses parce que c’est ça aussi Plus belle la vie, une série qui défend des choses sociétales. Recevoir autant de lettres de gens disant qu’elle les aidait dans la vie, c’était que du bonheur. Ça nous fournit de la force pour aller sur le plateau chaque jour.

Aujourd’hui, vous êtes la star d’une autre série, La doc et le vétodont le tournage se déroule en ce moment…

Oui, sur tourne en Auvergne ! Tout se passe très bien, j’adore ce personnage très riche par son côté bienveillant et provocateur. C’est une série qui marche et on espère que ça va plaire et parler aux gens. Il n’y a pas de meurtres mais de la médecine, on parle des vraies problématiques des agriculteurs, de la jeunesse qui déserte les villages. Pour moi, ça se rapproche un peu de Plus belle la vie parce qu’on est sur une place de village avec un quartier, des personnages récurrents, des problématiques de la vie de tous les jours. Au départ, c’était ça Plus belle la vie. On est très content que ça plaise, on espère qu’il y en aura d’autres encore.

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