L’actrice Odile Vuillemin expose ses photos au Sénat

Baptisée Latitudesl’exposition comprend une cinquantaine de clichés pris par la comédienne de Profilage lors de ses voyages. Des images réunies dans un livre publié chez Michel Lafon.

Star de l’auditimat à la télévision avec Profilage et L’Empriserécompensé au Festival de Monte-Carlo par un trophée de la meilleure actrice, Odile Vuillemin va être, pour la première fois, à l’affiche du Sénat. Ce n’est pas, cependant, la comédienne qui va s’exprimer, mais la photographe. Elle va exposer une cinquantaine de ses clichés à l’Orangerie du Sénat, du 13 au 25 juillet.

Ils ont été pris en Islande, en Indonésie et au Groenland, au cours de voyages en solitaire qu’elle s’offre entre deux tournages, depuis plusieurs années. À fois, grâce à un minuscule appareil Fuji placé dans son sac à dos, ou à l’aide de son téléphone, elle prend plusieurs milliers de photos qu’elle sauvegarde, dès son retour à Paris, sur chaque ordinateur. « Les découvrir imprimés, agrandis et encadrés a été pour moi une première, raconte-t-elle. J’ai eu le sentiment de revivre le moment où j’ai découvert ces décors. J’ai compris que, sur l’instant, l’essentiel peut nous échapper. Un recul est nécessaire pour que chaque détail trouve sa place dans le puzzle de ma vie ».

Cliché de l’exposition Latitudes à l’Orangerie du Sénat, du 13 au 25 juillet. Odile Vuillemin

Parmi ces images, elle avoue une tendresse particulière pour des vues de la calotte polaire sous les étoiles pendant une aurore boréale, de la crête d’un volcan en Indonésie, et d’une chaise vide qui semble regarder un iceberg. «J’ai pris celle-ci sur un bateau qui a navigué entre les icebergs de l’hémisphère nord. L’expédition a duré trois jours. Nous avons fait une halte pour dormir, et, le lendemain, au réveil, j’ai découvert que le glacier frôlé la veille avait explosé. Il y avait des morceaux d’icebergs partout. C’était une ambiance de fin du monde».

Cliché de l’exposition Latitudes à l’Orangerie du Sénat, du 13 au 25 juillet. Odile Vuillemin
Cliché de l’exposition Latitudes à l’Orangerie du Sénat, du 13 au 25 juillet. Odile Vuillemin

Une exposition et un livre

L’idée de cette exposition est née à l’émission d’un ballon d’essai sous la forme d’un accrochage discret dans une galerie de la rue de Seine. L’accueil a été tel qu’Odile Vuillemin a cherché à renouveler l’expérience, si possible en un lieu prestigieux. Apprenant que le Sénat avait lancé un appel à candidatures pour des événements d’été, elle a rempli un dossier, qu’elle a accompagné de quelques-unes de ses photos. Elle a eu la surprise d’être choisie par le jury.

L’exposition s’intitule Latitudes. C’est également le titre du livre, publié chez Michel Lafon, où elle raconte ses périples et leur origine. «Enfant, je rêvais de devenir ethnologue. Je voulais sillonner le monde, me retrouver au cœur de la vie, de l’origine de notre planète. Je n’avais pas d’argent et lorsque mes moyens m’ont permis de commencer à voyager, j’ai immédiatement répondu à cet appel de la Terre». La première fois, après avoir hésité entre plusieurs destinations, elle s’est rendue en Islande. La découverte régulière d’autres cultures, à travers de multiples road trip, s’est poursuivie jusqu’au moment où la pandémie l’a contrainte au confinement. “J’en ai profité pour trier et classer des milliers de photos, jusqu’alors en vrac dans des dossiers numériques. J’ai eu l’impression de revivre ce que je fais comme des expériences immersives. J’ai songé à écrire un carnet de voyage qui est finalement devenu un livre, puis cette exposition».

Cliché de l’exposition Latitudes à l’Orangerie du Sénat, du 13 au 25 juillet. Odile Vuillemin

Cette nouvelle aventure artistique aura-t-elle une suite ? Elle y songe très bien. Elle possède, dans ses archives, des documents liés à plusieurs continents. En attendant de s’y plonger, elle travaille à la présentation de son exposition dans d’autres villes de France. À ses photos, maintenant, de voyager.

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