l’école de danse internationale une nouvelle fois dans la course

Propriété de la Ville, le bâtiment classé était…

Propriété de la Ville, le bâtiment classé était occupé jusqu’en 2012 par le collège voisin. Il est désaffecté depuis. Lancés sous la mandature de Michel Veunac, deux appels à projets pour trouver des acheteurs à même d’offrir une seconde vie à ce site atypique se sont révélés infructueux. Le premier en raison de candidats qui n’étaient pas jugés à la hauteur. Pour le second, le projet du centre d’art Oyhamburu (1) était arrivé en tête.

Côté rue, une verrière donnerait sur les espaces de l'école de danse en sous-sol.


Côté rue, une verrière donnerait sur les espaces de l’école de danse en sous-sol.

Centre d’art Oyhamburu

Mais au dernier moment, la mairie et la postulante avaient fait machine arrière. « Il y a eu un problème avec les investisseurs qui ont dû construire les logements étudiants et contribuer ainsi à financer la construction des autres équipements. Je n’avais plus la garantie qu’ils seraient destinés de manière pérenne aux étudiants. Il était hors de question de prendre ce risque », résume-t-elle.

Dossier étoffé

Trois ans de travail plus tard, elle a trouvé un nouveau partenaire pour aménager sur le site de 150 à 200 studios individuels et des appartements destinés à la colocation : « C’est le bailleur social Action logement, annonce-t-elle. Cela garantit du loyer plafonné ou social. C’est l’assurance que ces logements ne seront pas détournés de leur mais initial. »

Argia Doyhamboure : « C'est un centre d'art dont le noyau dur est une école de danse contemporaine internationale post-bac.  Il s'agit d'offrir une formation aux futurs danseurs professionnels.  »


Argia Doyhamboure : « C’est un centre d’art dont le noyau dur est une école de danse contemporaine internationale post-bac. Il s’agit d’offrir une formation aux futurs danseurs professionnels. »

Raphaëlle Gourin

À savoir, héberger sur place les 90 élèves danseurs de l’école (30 par promotion), mais aussi des étudiants extérieurs à l’année ainsi que des saisonniers et stagiaires hors période de cours.

Sur le fond, la philosophie est pratiquée. « C’est un centre d’art dont le noyau dur est une école de danse contemporaine internationale post-bac. Il s’agit d’offrir une formation aux futurs danseurs professionnels. En France, les études en danse contemporaine sont surtout destinées à ceux qui veulent enseigner. Les autres sont souvent contraintes d’aller poursuivre leur cursus à l’étranger », argumente Argia Hourcade-Doyhamboure, convaincue qu’il y a un créneau à prendre.

Cela garantit du loyer plafonné ou social. C’est l’assurance que ces logements ne seront pas détournés de leur mais initial »

Le projet s’est étoffé d’une dimension transfrontalière. Dantzaz, la structure de création, de production et de formation de Saint-Sébastien, chapeauterait la formation. « L’idée, ce serait de faire venir pour des sessions et master class, des chorégraphes du monde en entier. En trois ans, les élèves auraient ainsi l’opportunité de travailler avec une dizaine de chorégraphes différents », expose-t-elle.

« Ouvert à tous »

Au-delà de l’école, la porteuse du projet a imaginé un centre d’art polyvalent « ouvert à tous », conçu pour pouvoir accueillir des expositions, des événements autour de la création, des spectacles dans le théâtre de verdure, et faire de la location de salles et des séminaires d’entreprises, par exemple.

Une vingtaine de personnes y seraient employées. La structure tirerait ses revenus des prestations liés au centre d’art et des frais de scolarité des étudiants danseurs (4 500 euros par an), l’idée étant, à terme, de mettre en place un système de bourse pour aider les plus modestes .

Si elle l’emportait, elle voudrait pouvoir valider un permis de construire fin 2022 avec pour objectif l’accueil de la première promotion de 30 élèves à la rentrée 2024.

(1) Du nom de l’emblématique père de la porteuse de projet Philippe Doyhamboure dit Oyhamburuchevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres (danseur, chorégraphe, musicien, chef de chœur, auteur, homme de radio, défenseur de la culture basque).

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