L’invité agressée sexuellement l’ado de la famille pendant le match de foot à la télévision

Ce soir-là, son père a invité un voisin à suivre l’événement à la télévision. Jean-Claude, 71 ans, est « un homme très isolé », veuf depuis 1993, avec lequel la famille est « liée amitié » depuis quatre ans.

« On l’a invité pour qu’il passe un bon moment chez nous. Il m’avait offert un bouquet… » explique à l’audience la mère du jeune…

Ce soir-là, son père a invité un voisin à suivre l’événement à la télévision. Jean-Claude, 71 ans, est « un homme très isolé », veuf depuis 1993, avec lequel la famille est « liée amitié » depuis quatre ans.

« On l’a invité pour qu’il passe un bon moment chez nous. Il m’avait offert un bouquet… » explique à l’audience la mère du jeune garçon, très affectée.

« À aucun moment, je n’aurais pensé ça » dit-elle à propos de l’agression sexuelle sur mineur dont doit répondre ce mardi le septuagénaire.

Condamné en 2011 et 2015

Elle et son mari ne savaient rien du passé judiciaire de ce retraité déjà condamné, en 2011 et 2015, pour des faits similaires.

Pendant le match, ce 28 mai, Jean-Claude a « profité » de l’assoupissement du père de famille et de l’inattention du frère pour effectué des attouchements sur l’adolescent.

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Assis à ses côtés sur le canapé, il a glissé sa main sur la cuisse de l’enfant puis au niveau du sexe. Le jeune garçon a lutté en silence pour le repousser.

Il est parvenu à l’empêcher de passer sous son court mais n’a trouvé que la fuite pour échapper à son agresseur.

D’abord dans la cuisine où le retraité le suit, puis dans les WC où il s’enferme à double tour jusqu’au coup de sifflet final.

« Il avait peur du scandale »

Le voisin raccompagné, il n’a toujours rien dit. « Il avait peur du scandale et que notre réaction soit trop violente » sanglote la mère déjà couchée au moment des faits.

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L’adolescent s’est tout de même désigné par SMS à son grand frère. C’est comme ça que la famille a été alertée. « Je ne l’ai appris que mercredi matin » souffle la mère effondrée. « Il se sent très mal… »

« J’ai eu des pulsions, des mauvaises pulsions, et après je me suis ressaisi » concède Jean-Claude à la barre, avant d’ajouter comme une excuse : « Je ne suis plus suivi depuis 2017 ».

« Le suivi s’est arrêté à la fin de la mise à l’épreuve », à l’issue de sa deuxième condamnation où il a écopé de 2 ans de prison purgés sous bracelet électronique.

« Il a agi comme un prédateur »

Un passé dont il glisse que quelques mots qui heurtent le tribunal.

« Elle savait que j’étais faible » confie ainsi Jean-Claude à propos de la victime, « une amie de ma fille », âgée de 17 ans. En 2011, il s’agissait d’un garçon de 17 ans. « Il s’est collé à moi » se justifie-t-il.

« Sa propre fille [qu’il ne voit que « très peu »] dit qu’elle ne laisserait jamais ses enfants seuls avec lui » relève le président Jean-Pierre Boucher. « C’est étonnant non ? » L’intéressé ne relève pas.

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L’expertise psychiatrique évoque une « pédophilie non exclusive » souligne la substitut du procureur Aurore Chauprade.

Pour elle, le septuagénaire « a agi comme un prédateur ». « L’intention sexuelle n’est pas pulsionnelle ! Ce n’est pas furtif, cela dure deux mi-temps. C’est long, deux mi-temps… » Elle requiert 3 ans ferme avec mandat de dépôt.

« Je n’avais aucune intention de lui faire du mal » assure le prévenu confus « d’avoir trompé la confiance et l’amitié » de cette famille qui lui avait si gentiment tendu la main.

« Je vais tout faire pour me faire soigner »

« Je vais tout faire pour me faire soigner. Je suis sincèrement désolé » répète-t-il encore tout en demandant aux victimes de rester « raisonnables » dans leurs demandes de réparation. « Je ne suis pas Rothschild ! » La question financière a été renvoyée à plus tard.

« Il ne minimise pas les faits et reconnaît sa responsabilité » le défend Me Déborah Darmon, soutenant la version de la pulsion incontrôlée. « Vous dites que ses quatre ans de suivi n’ont servi à rien, je dis que c’est faux ! Il n’a pas commis d’agression en vingt ans ».

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Le tribunal a suivi les réquisitions. Jean-Claude a été incarcéré à l’issue de l’audience.

La peine est assortie d’un suivi sociojudiciaire de cinq ans. Il s’agit d’une interdiction de toute activité en lien avec des mineurs. Son nom est désormais inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais).

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