Montpellier : Ricoune raconte trente ans de scène, des premières férias à son nouveau spectacle musical

Pour célébrer cet anniversaire, le chanteur sera sur scène à Saint-Drézéry ce samedi 11 juin, le village de son enfance.

Trente ans de scène, ça se fête. Avec sa tournée des 30 ans, Ricoune, devenu artiste local intemporel, retrouve son public là où tout a commencé pour lui.

Vous débutez votre tournée des 30 ans par le village de Saint-Drézéry, un choix très personnel ?

C’était important pour mois d’être à Saint-Drézéry pour la journée des 30 ans, jouer dans mon village natal et dans ce parc magnifique. En 2010, on avait réuni plus de 2000 personnes, je crois qu’on en attend tout autant pour ce week-end. Ça va être une bonne occasion de faire la fête, tous ensemble.

La tournée des 30 ans, ça en dit long sur votre parcours. Est-ce que vous pensez un jour célébrer trente ans de scène ?

Non, j’étais très loin de m’imaginer ça quand j’ai sorti mes premiers tubes dans les années 90. Je ne pensais pas qu’autant de générations allaient les porter et les chanter. Je vois des jeunes qui sont comme des fous sur Spotify, d’autres qui m’envoient des messages sur Instagram pour me remercier, qui me disent qu’ils passent toutes leurs soirées avec moi. Il y a même une chanson qui est devenue virale sur Tiktok, avec des milliers de vidéos où ils font les couillons ! Il y a aussi des DJs qui me demandent s’ils peuvent remixer mes fils. Tout ça, ça me touche beaucoup.

Vous êtes connus pour vos chansons très festives, d’où vous êtes venue cette idée ?

Ça m’est venu très tôt à vrai dire. Vers mes 18 ans, j’étais à l’armée pour mon service militaire et je faisais rire les copains avec mes parodies de chanson. Je me rappelle que l’un d’eux m’a dit un jour : “tu devrais faire un album, peut-être qu’il se vendra !” (rire). Et pour ce qui est de la fête, je ne pensais qu’à ça. Quand j’étais à la boulangerie ou quand j’étais bûcheron, j’attendais juste le week-end, comme un moment sacré, pour sortir et faire la fête.

Ricoune et les counass, puis seulement Ricoune. Vous êtes devenu au fil des albums une vraie star locale !

Avec Ricoune et les counass, on a fait un beau parcours ensemble, près de dix ans, notamment avec La Vache et Le Verre à Ballon. Puis le groupe s’est séparé et je me suis entouré d’autres musiciens. Même avec la notoriété, même si on me l’a proposé plusieurs fois, je n’ai jamais souhaité monter à Paris. Mon pays c’est ici, et je suis très attaché à cette région.

Quand vous regardez dans le rétroviseur, quels sont les moments qui ont marqué votre carrière en tant qu’artiste ?

Je dirais que mes plus beaux moments de musique et de partage, c’était surtout pendant les férias. À chaque fois, c’est le feu dans les allées Paul Riquet, à Béziers et ça fait plus de vingt ans qu’on y va. Pareil à Alès, Lunel et Nîmes. Tout passe tellement vite, j’ai pris tous les bons moments. Même dans les petites fêtes de village, je prends mon pied à rencontrer de nouvelles personnes, ou discute avec les visages familiers.

Qu’est-ce que votre public va pouvoir retrouver dans cette nouvelle tournée ?

On va reprendre les plus grands tubes ces trente années de carrière. Ce soir, je serai en compagnie de Kiko et Gipsyland et d’un DJ. C’est la peña Les Zimprovistes qui animent toute la journée en attendant le concert du soir. Et même si je me suis un peu calmé sur la fête, ce sera un super moment !

Vous avez pris récemment un nouveau virage avec votre spectacle musical.

À bientôt soixante balais, j’avais envie de faire les choses différemment, de composer différemment. Avec Émilie, mon assistante, on a monté ce spectacle sur Marcel Pagnol, avec des passages théâtraux et la voix de Marcel Pagnol qui me guide au fil des chansons. Je pensais que le public ne me suivrait pas. Et je me suis bien trompé.

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