“N’oubliez pas les paroles” : qui est Natasha, la maestro héraultaise qui a déjà remporté plus de 240 000€ ?

Depuis 28 émissions, Natasha est la maestro de l’émission de Nagui, le soir à partir de 18 h 50 sur France 2, N’oubliez pas les paroles. Elle a déjà engrangé 242 000 €. Cocorico, la candidate de 35 ans vient de chez nous, de Saint-Bauzille-de-Montmel exactement, au nord de Montpellier. Pour l’heure, c’est la pause best of, avant une reprise des diffusions pour le 15 août. Entretien avec le sourire !

Vous êtes l’actuelle Maestro de Nagui dans N’oubliez pas les paroles. Il vous présente comme habitant à côté de Montpellier. devinez-vous plus précise ?

À l’antenne, j’ai dit que j’étais à côté de Saint-Mathieu-de-Tréviers. Et j’habite à Saint-Bauzille-de-Montmel.

Et vous êtes infirmière libérale…

Oui, sur Baillargues et Saint-Brès. Et je fais du crossfit à Castries et du basket en loisirs, à Beaulieu.

Merci, comme cela, on vous connaît mieux. Quand et comment vous est venue l’idée de participer à l’émission ?

J’ai postulé en 2019. Je ne regardais pas du tout l’émission mais pendant ma tournée chez l’un de mes patients, j’ai vu l’émission et cela a donné mon attention parce qu’il y avait une candidate qui était en train de passer et je la connaissais de la chorale de mon collège, Les deux pins, à Frontignan. Elle est restée quelques jours dans l’émission et je l’ai suivie.

Au bout d’un moment mon mari m’a dit : “toi aussi, tu connais plein de chansons, pourquoi tu ne ferais pas comme elle ?” C’est comme cela que ça a commencé. Et j’ai commencé à travailler les chansons. J’ai passé le casting en 2019. Et je suis passé dans l’émission pour la première fois en janvier 2020. Malheureusement contre la plus grande maestro, Margaux. Après, j’ai vraiment bien révisé pour revenir plus forte et aller un peu plus loin.

Comment est-ce qu’on révise pour cette émission ?

Déjà avec les chansons que vous connaissez, les grands classiques, les grands artistes. Vous examinez l”émission car ils ont une base de chansons récurrentes. Après, vous allez chercher les chansons plus obscures, les faces B, ce sont souvent celles que l’on retrouve pour gagner les 20 000 €. C’est un apprentissage sur des mois et des mois, un peu tous les jours. Là, j’y travaille du lundi au vendredi mais pas les week-ends.

Est-ce que vous poussez la chansonnette à vos patients de Baillargues et Saint-Brès de temps en temps ?

Non, jusqu’à ce que je passe, ils n’étaient pas du tout au courant. Je fais pas mal de voiture avec mon métier. Je mets des playlists et je révise comme ça.

Autour de vous, les gens le savent ? À Saint-Bauzille notamment ?

Pas spécialement en fait (rires). Les gens ne savent pas exactement d’où je viens. À part quelques patients qui ont regardé l’émission et maintenant la surveillance. Il y a aussi parfois des égards appuyés, je comprends que les gens me reconnaissent mais je n’ai pas plus de notoriété que cela. En plus, c’est les grandes vacances, je ne croise pas beaucoup de monde dans mon village. Pour moi, tout est normal, tout est comme d’habitude.

On vous a vu pleurer parfois sur l’émission. Il y a beaucoup d’émotion…

Je ne suis pas déterminé émotive de base. C’est un rythme assez particulier cet enchaînement des émissions sur une journée de tournage. Cela engendre beaucoup de fatigue. Là où on pourrait être un peu ému, quand cela arriverait en fin de journée, on pleure carrément. On vit tout en condensé. Le public voit ça en plusieurs jours. Nous, c’est en un jour. Au niveau ascenseur émotionnel, c’est assez intense. On ne maîtrise plus grand-chose en termes d’émotion.

Vous avez gagné jusqu’à aujourd’hui 242 000 €. Ça fait quoi et qu’allez-vous en faire ?

C’est une belle somme. Elle va me permettre de me reconvertir. Je fais mes derniers jours en tant qu’infirmière libérale jusqu’à mi-août. J’avais ce projet depuis longtemps mais je n’avais pas le financement. Cette somme arrive à point nommé. J’aimerais être ingénieure dans la prévention des risques climatiques. Je ferais une formation sur Montpellier probablement. C’est tout autre a choisi oui ! (rires). Et puis je vais me faire plaisir, car je fais aussi de la musique. Je vais pouvoir acheter du matériel, faire un petit studio chez moi. Ça va être cool. Et j’avais promis aussi à ma famille un road-trip en Norvège, on va pouvoir le faire aussi. Et faire plein de choses.

Jusqu’où comptez-vous aller dans cette émission ?

Le plus longe possible. Déjà intégrer le top 10 (elle est pour l’instant la 11e meilleure maestro de l’émission, NDLR). Et après, on verra.

Nagui,

Nagui, “il a un mot pour me taquiner, pour décompresser. Il voit que je suis sous pression”.
Production d’air – Clément Lepetit

Vous en tirez du plaisir ? De la fierté ? Vous stressez ?

J’ai un peu de plaisir oui mais majoritairement du stress. Le sourire à l’écran, c’est vraiment une façade. C’est un moment difficile en termes de pression. Mais après, on donne le change. De la fierté aussi, oui, ça c’est sûr !

Quels ont été les moments les plus forts. On vous a vu avoir 100 points de retard et vous avez gagné. Ce n’était pas évident !

Oui celle-là, c’était une belle victoire. Une belle remontada comme on dit. C’était sur “Une autre histoire”, de Gérard Blanc. Je ne pensais pas tenir. Je me suis dit : “c’est maintenant où jamais !” Sur le coup, j’ai douté mais je me suis dit : “tu la fais en entier, c’est le moment”.

Vous avez aussi ému le public sur Chanson pour l’Auvergnat…

Oui, je ne pensais pas finir. La dernière fois que je l’avais entendue, c’était à l’enterrement de mon père. Il est décédé au mois de janvier. Quand j’ai vu s’afficher cette chanson, je me suis dit que j’allais donc me planter. Et puis pareil, je l’ai terminé en pleurs mais je l’ai terminé. C’était vraiment une émission spéciale. Pour me couvrir, j’avais fermé les yeux. Quand je les ai rouverts, il y avait le public en face de moi qui était aussi en pleurs. C’était la méga ambiance ! (rire) Et juste après j’ai gagné 20 000 €. Au niveau des émotions, c’était vraiment très fort (elle souffle).

Quelle est votre relation avec Nagui ?

Nagui reste très professionnel. On ne parle pas beaucoup entre deux émissions puisqu’il doit lire ses fiches. Mais à chaque fois qu’on termine une émission, il a un mot pour me taquiner, pour décompresser. Il voit que je suis sous pression, il m’envoie deux, trois galéjades pour détendre l’atmosphère. C’est quelqu’un d’assez humain et de plutôt drôle.

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