Qui se cache derrière Assaut sismique, l’association chargée de faire vibrer la nouvelle salle de concert d’Aurillac ?

« Ça se passe bien ! » Tout sourire, Gwendal Le Berre, Bruno Mosnier, Pierre-Edouard Guerrier et Julien Versange assurent la représentation de l’association Assaut Sismique, lors de la présentation de la nouvelle salle de concert du Sismographe, 400 places assises et une acoustique toute neuve. Tout se passe bien, et ce n’était pourtant pas évident : il ya un an, c’est à peine s’ils se connaissaient…C’est la mairie, par l’entregent de l’adjoint à la culture Frédéric Serager, qui les a rapprochés, avec un objectif : douze concerts doivent être programmés, tous les ans, dans ce nouvel équipement. Si la ville en prend quatre à son compte pour sa saison culturelle, c’est à l’association d’en programmer huit de plus, d’en assurer la communication, de faire la buvette – la mairie apportant un soutien logistique.

32,7 millions d’euros pour transformer en profondeur le quartier de Marmiers à Aurillac

Frédéric Sérager, présentant le quai de déchargement, possible scène ouverte sur l’extérieur.
« C’est un mode de gouvernance participatif, explique l’adjoint. On a aidé l’association à émerger, nous voulons que l’usager, le citoyen, puisse être partenaire de l’offre. » De plus, le cadre associatif permet de gagner en souplesse, d’attraper des opportunités au vol, ce que la mairie, avec une saison culturelle faite d’une année sur l’autre, ne souhaitait pas assurer.

Discussions pour la programmation

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Restait à trouver l’animation de cette association. « On était quelques-uns à aimer la musique, à vouloir danser, à devoir sortir du Cantal pour aller à Figeac ou Tulle pour voir des concerts », explique Gwendal Le Berre. « Frédéric Sérager a envoyé un message à tout son carnet d’adresses, puis il ya eu du bouche-à-oreille, poursuit Bruno Mosnier. Cela s’est ouvert, on n’est pas dans un entre-soi. »Les abords doivent encore être terminés.

Aujourd’hui, une trentaine de bénévoles sont là, répartis en quatre grandes commissions : la programmation, mais aussi la finance, la logistique et la communication. Cette dernière a créé le sac aux couleurs de l’association, les logos, notamment. La première est évidemment la plus fournie, avec des discussions, mais « on n’est pas là pour se faire plaisir à soi », prévient Gwendal Le Berre.

Huit dates par an

« On ne prend pas en otage la salle, on choisit pour le public, poursuit Pierre-Edouard Guerrier. La notion de diversité est dans la convention avec la ville, il peut y avoir du rock, du rap… » « Il y a aussi l’objectif de faire jouer des artistes, des styles, que l’on voit peu à Aurillac », complète Julien Versange, alors que tous notent l’absence, jusqu’ici, d’une salle intermédiaire entre le Prisme, fait pour les grosses cylindrées, et les différentes salles polyvalentes du Cantal, à l’accueil parfois précaire et à l’acoustique compliquée .

Sismographe ? Les travaux devraient être tout juste finis pour le premier concert de son existence : le Sismographe accueille, mercredi, Les Têtes Raides. Pensée pour 400 personnes, la salle de concert est collée au centre social de Marmiers, avec laquelle elle partage l’entrée. Derrière, c’est une vraie salle de concert, avec loges, acoustique soignée, quai de déchargement pour le matériel, une vraie billetterie, et une buvette. Reste l’inquiétant sonomètre, là pour surveiller que le concert ne s’emballera pas, que les décibels restent à un niveau acceptable – sinon il coupe le son. Il inquiétait encore, en fin de semaine dernière, tous les invités à la présentation de la salle : le concert des Têtes Raides donna une idée précise de ce qu’il permet, ou pas, de faire…

Reste la pression générée par l’animation d’un équipement intéressant dans une ville de 25.000 habitants – plus du double si l’on considère sa zone d’influence et tout le potentiel public. La première date, le concert des Têtes Raides demain, a été programmé par la Ville – l’association tiendra le bar –, la seconde, le groupe new-yorkais Elysian Fields, est programmé par le Conservatoire.

Cela donne donc une date en septembre pour le premier concert programmé par l’association. « On se fait aider, l’association est encore un petit bébé, sourit Bruno Mosnier. On apprend des gens qui connaissent. On n’a pas de pression, il n’y a pas d’obligation de résultat. On a bien dit, “cela ne sera sans doute pas rempli tout le temps !” »Quelques grandes lignes sont déjà posées, comme la buvette avec des boissons locales, un site internet, une page Facebook. Les tarifs sont, eux aussi, déjà prévus, calqués sur les tarifs du Théâtre, « sauf si on fait venir les Pixies ! » C’est bien tout le mal qu’on leur souhaite, même si l’essentiel, « c’est de s’assurer que les gens du quartier viennent au concert », termine Julien Versange.

Pierre Chambaud

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