Suzane aux Déferlantes : “Mon frère, rugbyman à Céret, me demandait si je jouais un jour aux Déferlantes”

Une boule d’énergie adepte des grosses performances scéniques : la tornade Suzane promet un très gros show aux Déferlantes. Elle sera sur la scène du festival, nouvellement installée à Céret, le 10 juillet. Dans le parc d’Aubiry, celle qui a remporté une Victoire de la musique en 2020, espère bien électriser la foule et peut-être même s’y jeter dedans.

Vous serez sur la scène des Déferlantes le 10 juillet pour la première édition à Céret, connaissez-vous le coin et le département ?

Complètement puisque mon petit frère a joué au rugby à Céret. Je suis très nulle en rugby, mais, c’est grâce à lui que j’ai découvert la ville. Chaque année, il me disait : “Quand est-ce que tu fais les Déferlantes ?“. Enfin j’y suis ! J’ai hâte de découvrir le château d’Aubiry mais, en tout cas, je connais le village. C’est vraiment très joli et mignon. On y sent du caractère.

Comment se passe votre retour sur scène ?

Pendant cette période difficile, j’ai eu la chance de faire quelques festivals l’an dernier, mais ce n’était pas la même intensité qu’à l’accoutumée. Là, la saison a vraiment repris. Je fais 35 festivals cet été. J’ai eu l’occasion de prendre la température. On sent que le public est content de revenir à la vie. Je trouve qu’il y a de l’insouciance dans l’air. Ça fait plaisir de retrouver un peu de spontanéité.

Sur scène, j’ai l’impression de monter sur la lune

En 2020, vous avez remporté la révélation scène des Victoires de la musique, qu’est ce qui vous anime quand vous foulez les planches ?

Le public. Il est face à vous, il attend que quelque chose se passe. La scène, c’est aussi une heure ou une heure et quart de déconnexion au monde. C’est le meilleur voyage. J’ai l’impression de monter sur la lune à chaque fois. C’est un vrai lâcher prise qui est rare. Dans mon quotidien, en tant qu’humaine, j’ai dû mal à y arriver. Mais sur scène, c’est possible. Sûrement grâce à l’échange avec le public. On a des gens très différents dans la foule mais tous écoutent le même message, ils réagissent sur les mêmes basses, et d’un coup la musique explose et ça crie. C’est un mouvement d’unité qui m’a toujours fourni. Je trouve que ça dingue même si ça fait très peur.

Appréhendez-vous de monter sur scène ?

Je me demande toujours ce que je fais là. C’est un vrai combat contre le trac. Mais, quand je vais affronter la peur, la dépasser, je sais que le moment sera grandiose. Je me prépare beaucoup. J’ai des chorégraphies qui répondent à des visuels. C’est important pour moi d’avoir un show qui est dans le détail et la performance. J’ai toujours regardé les prestations à l’américaine en me disant “Wahou”.

Aux Déferlantes, j’espère me jeter dans la foule

Lesquelles font partie de vos références ?

Celles de Mickaël Jackson, Lady Gaga, Madonna ou Mylène Farmer en France qui a toujours été dans le grandiose. Le grandiose pour moi ce n’est pas le feu d’artifice, c’est le travail que l’on va mettre dans chaque chorégraphie et dans chaque mouvement. Le moonwalk de Mickael Jackson, c’est sûrement des heures de travail. Mais quand le rideau s’ouvre, le public a l’impression qu’il vole simplement. Je me prépare beaucoup, mais je tiens à ce que chaque scène soit différente. Car le public l’est, les endroits le sont aussi.

Le cadre des Déferlantes vous inspire-t-il une personnalisation de votre show ?

Il faudrait que je voie le décor en amont. Mais je suis très excitée à l’idée d’y poser ma scène, ma scénographie. On m’a toujours dit que le public des Déferlantes est très bienveillant. J’ai hâte de voir un public en transe, de voir un gros pogo. Peut-être que je descendrai dans la foule. Je suis très adepte de ce genre de choses. Ça embête un peu mon régisseur (rires). Mais c’est au feeling, j’aime bien me jeter dans la foule quand l’ambiance s’y prête. Ma mère déteste ça, elle me dit toujours”Tu es folle ma fille“. On verra si aux Déferlantes le public est bien bouillant, j’adore prendre des bains bouillants.

Qu’est-ce qu’on peut conserver pour la suite ?

Un bel été. Une belle tournée. Et une belle sortie d’album. Et un slam (se jeter dans la foule, NDLR) aux Déferlantes !

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