Top 8 des bienfaits du twerk, une danse aux ressources multiples

Je le sais, on va sur un terrain glissant, car le twerk divise. Certains l’incluent uniquement comme une danse vulgaire du « ghetto » qu’on ne voit que dans les clips des rappeurs, et, à mon sens, ils ont bien tort. Le twerk a des origines dans certaines danses traditionnelles africaines et qui ont été reprises et transformées par la diaspora en Amérique du Nord principalement, mais aussi en France. Twerker, c’est cool, et il y a plein de bienfaits à cette danse, donc cessez de faire votre sainte-nitouche alors qu’au fond de vous, vous avez envie de taper un grand écart en twerkant à chaque soirée pour impressionner vos potes .

1. Tout d’abord, il faut comprendre d’où vient le twerk

Le twerk est ancré dans la pop culture comme une danse sexuelle, définie comme le fait de « danser sur la musique populaire de manière osée et provocante en faisant des mouvements de hanches et en s’accroupissant ». Toutefois, cette définition est assez réductrice. Le twerk est surtout un dérivé du Mapouka, une danse traditionnelle ivoirienne dite de « transe » qui a pour mais de célébrer la déesse de la fertilité.

Le twerk s’inspire aussi de la Soukous qui est un style de musique inspiré de la rumba congolaise, une musique rapide et dansante caractérisée par une cassure et un changement de rythme, ainsi que des solos improvisés de guitare. Bref comme vous pouvez le voir c’est un peu plus que juste quelques meuf qui se trémoussent en soirée. Le twerk reprend donc ces éléments en les « modernisant » pour les adapter à la musique originellement issue des quartiers populaires et racisés, comme le rap ou le RnB. Ok, vous en savez déjà un peu plus.

2. Je sais que beaucoup vont grincer des dents, mais le twerk permet l’émancipation du corps de la femme

Ayoooo les problèèèèèmes ! J’ai dit que le twerk était un moyen d’émancipation personnelle, ce à quoi on va me répondre « non c’est tout l’inverse, ça sexualise le corps de la femme, gneu gneu gneu ».

Bon, on va poser les points sur les I et les barres sur les T et remettre l’église au milieu du village (oui oui on va vraiment faire tout ça) : le fond du problème n’est pas tant que le twerk soit une danse sexuelle, le problème vient surtout du regard posé sur cette danse.

C’est vrai, il s’agit d’une attitude peut-être « anti-conformiste » qui peut choquer, mais au fond en quoi ça dérange de voir des femmes (et des hommes !) danser en étant fières de leur corps ? Twerker, c’est aussi se sentir bien avec soi-même sans forcer penser aux regards des autres, et en se libérant de ses complexes.

3. En France, il existe même des cours de Booty Therapy

Et je ne suis pas la seule à le penser, puisqu’une certaine Maimouna Coulibaly donne des cours de Booty Therapy depuis 1996. Elle explique cette thérapie par la danse comme le moyen de se réapproprier son corps et d’extérioriser ses traumatismes physiques. Le but de le faire dehors, aux yeux de tous, est d’assumer son corps et de s’émanciper d’une forme de pression que peuvent subir certaines femmes ou certains hommes, de « bienséance » et de « bonne conduite ». Là au moins, on choque et on en est fiers, selon Maimouna Coulibaly, c’est ça la liberté.

4. Plus concrètement vous allez bosser votre cardio…

Bon on arrête nos discours mielleux pour rappeler un peu dans le vif du sujet. Le twerk a plein de bienfaits physiques. Si vous twerkez pendant 20 minutes, vous allez le sentir direct, il s’agit d’une danse très cardio. Le fait de se mettre au sol, de se relever, de faire des tours sur soi-même, c’est fatigant. Mais ça reste plus marrant qu’un vieux footing le dimanche matin en respirant les pots d’échappement des voitures. Après, chacun ses goûts.

5. …vous stimulé musculairement…

Pareil pour le renforcement musculaire. Arrêtez tous vos squats en vain avec des charges qui pèsent aussi lourdement que votre responsabilité d’avoir bouffer trop de Schokobons à votre goûter (putain de shockobons). Il suffit pour se muscler, d’aller en soirée tous les soirs pour se mettre une énorme murge et twerker pendant 1h sur le bar de la boite. Ça a été démontré par l’INSEP, et je sais que vous ne savez pas ce qu’est l’INSEP mais je ne vais pas prendre le temps de vous l’expliquer, faites vos recherches vous-mêmes (désolée je m’emporte ).

6. … mais aussi bosser votre coordination

Bouger son boule en même temps que ses bras, ses jambes et ses cheveux, c’est pas simple. Vous avez 10 ans de permis et vous avez encore du mal tenir à une conversation en conduisant parce que sinon vous vous emmêlez les pédales (et ça fait des morts après, c’est chiant) ? Vous n’avez jamais su jouer correctement à la marelle parce que vous avez noté un gros débile qui a commencé de la case « CIEL » ? Le twerk peut vous aider à redécouvrir votre corps et à (enfin) vous résoudre, de façon ludique.

7. Vous allez enfin pouvoir gagner des battle de danse…

On vous a piqué votre verre, votre place, ou pire votre mec/meuf ? Vous savez comme moi que ce genre de situation ne peut se régler qu’en battle de danse. Qui sera le prochain président ? Bataille de danse. Une loi ne passe pas à l’Assemblée ? Bataille de danse. Tous les plus grands dilemmes se sont terminés sur un twerk bien rodé pour décider de l’issue. Rien de plus juste que cela, alors si vous ne voulez pas vous faire marcher sur les pieds, apprenez à bouger vos fesses.

8. …et briller en soirée (parce que pour l’instant c’est pas trop ça)

Même si vous êtes peut-être un peu puritain, avouez qu’au fond de vous-même vous trouvez ça stylé quelqu’un qui débarque dans la soirée, qui pousse tout le monde, et qui sort son meilleur twerk. Vous allez devoir avoir envie de prendre sa place. Eh bien sachez que le chemin pour devenir une reine n’est pas si difficile, et twerker vous redonnera confiance en vous et en votre corps. C’est terminé de se cacher en soirée et de danser dans son coin.

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