toute seule à la fin de sa vie, l’artiste a souhaité que ses fans soient présents à ses funérailles

L’artiste parisienne, Miss Tic, a rejoint les étoiles. Ces œuvres d’art sont restées gravées sur les murs de Paris. Ayant dissimulé sa vie privée, la dame aux cheveux bruns a emporté avec elle ses secrets intimes. Voici les quelques lignes recueillies sur sa vie et son parcours.

Miss Tic, de son vrai nom Radhia Novat, était une grande street artiste qui a réussi dans le métier. On reconnaît son art par sa technique de pochoir et de bombe aérosol. Elle dessinait souvent des femmes brunes élancées qui sont à son image.

L’artiste parisienne a vu le jour en 1946 dans le centre de la France. Elle est née d’un père tunisien et d’une mère normande. Son enfance a été bouleversée par les départs prématurés de ses proches.

L’artiste française Miss. Tic assiste à une table ronde le 13 juin 2011 à Saint-Malo, en Bretagne, dans l’ouest de la France, lors de la 22e édition du festival de littérature ‘Etonnants Voyageurs’. | Photo : Getty Images

ANNÉES DIFFICILES – DÉCÈS PRÉCOCE DE MEMBRES DE LA FAMILLE PROCHE

Un tragique accident en 1956 a chamboulé la vie de Radhia alors qu’elle n’avait que 10 ans. Sa mère et son frère y ont laissé leurs vies, et elle s’est retrouvée seule avec son père. Quelques années plus tard, le malheur continue, car la jeune Miss Tic doit aussi faire face à la disparition de ce à la suite d’une dernière crise cardiaque.

Elle est ensuite restée quelque temps sous les ails de sa belle mère qui lui a donné du travail dans son bar. Cette dernière avait présenté de l’envoyer en Tunisie, mais la jeune artiste a décidé de s’enfuir craignant sûrement de se retrouver seule dans ce pays qu’elle ne connaissait pas.

L’artiste de rue française Miss Tic crée une œuvre le 24 octobre 2013 près de la salle des ventes de l’Hôtel Drouot à Paris. Plusieurs artistes de rue ont créé des pièces près de l’Hôtel Drouot, destinées à la vente le 24 mai 2013. | Photo : Getty Images

Débrouillarde qu’elle était, elle avait enchaîné des petits boulots dans les arts appliqués. Puis, elle est partie rejoindre un ami en Californie. Suite à cela, elle est entrée petit à petit dans le monde de l’art et du poème.

CARRIÈRE ET ARRESTATION

Durant son séjour en Californie, Miss Tic a fait la découverte du hip-hop underground. En revenant au pays, elle se fait remarquer en tant que poétesse. Ayant déjà des mains d’artiste, elle fait le choix d’apposer des images sur ses écrits.

Elle commence en 1985 par son autoportrait fait en pochoir, intitulé “J’enfile l’Art-mur pour bombarder des mots cours.” qu’elle va signer Miss Tic, une signature inspirée du dessin animé Picsou.

L’artiste de rue graffeur/peintre Miss Tic (Miss.Tic ou Radhia de Ruite) et son chien Nana attribué avec ses œuvres lors de l’exposition “Des Mots Coeurs” : L’exposition de Miss Tic à la Galerie Brugier Rigail le 31 mai 2018 à Paris, France. | Photo : Getty Images

En effet, “Miss Tick” est la petite sorcière qui a l’obsession de piquer le sou fétiche de Picsou. Elle a juste enlevé le “k” de “tick” pour que ça sonne plus comme le “tic” qui surprend.

Dans les années 90, les tagueurs et les graffitis deviennent plus nombreux et la police est de plus en plus stricte. Malheureusement, l’artiste s’est fait attraper en 1997 pour son œuvre “Égérie et j’ai pleuré” qu’elle a fait sur le mur du Marais. Il faut savoir que cette arrestation lui a coûté 4500 euros d’amende.

Malgré cela, l’artiste ne se laisse pas décourager et continue son envol. Préférant officialiser ses œuvres d’art, elle décide de travailler avec les mairies et les commerçants. De là, son art devient célèbre et se fait remarquer par Vuitton et Kenzo.

Plus tard, la femme brune, sexy et poétique arrivent également sur les timbres de la poste à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars 2011. Elle a aussi été choisie par l’agglomération de Montpellier pour la création de l’habillage de la cinquième ligne de tramway.

L’artiste de rue française Miss Tic crée une œuvre le 24 octobre 2013 près de la salle des ventes de l’Hôtel Drouot à Paris. Plusieurs artistes de rue ont créé des pièces près de l’Hôtel Drouot, destinées à la vente le 24 mai 2013. | Photo : Getty Images

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Derrière la pionnière du street art se cache Rhadia, une femme indépendante et célibataire.

Voici quelques détails sur sa vie personnelle.

VIE PRIVÉE

Même si les œuvres de Miss Tic l’ont rendue populaire, sa vie privée a bien été dissimulée. Le magazine Obs a tout de même réussi à obtenir quelques confessions de l’artiste. Notons qu’au début des années 2000, l’artiste avait nommé changer sans cesse d’appartement.

Elle a aussi parlé de quelques déceptions amoureuses, qui l’ont poussée à rester célibataire. D’ailleurs, ces parties de vie de l’artiste sont réfléchies par certains de ses dessins et écrits.

Ce que Miss Tic confier sur ses dessins d’homme dans son interview avec Artistikrezo :

« Parce que j’avais envie de changer ! Et elles ont été de plus en plus présentes au fil du temps, d’autant plus que je me suis mise à travailler sur le couple. Et aussi, puisque la vie est mélangée à la création, toujours, parce que j’avais un très beau modèle à la maison… Chez moi, le désir est moteur.

Une vue générale de l’atmosphère pendentif “Des Mots Coeurs” : L’exposition de Miss Tic à la Galerie Brugier Rigail le 31 mai 2018 à Paris, France. | Photo : Getty Images

At-elle a répondu quand elle a été questionnée sur :

« Pourquoi les silhouettes masculines se sont-elles peu à peu invitées dans votre travail ? »

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LE DÉCÈS, LES MOTS DES COLLÈGUES

Miss Tic s’en est allé le 22 mai 2022 vaincue derrière elle ses traces sur les murs de Paris. L’artiste a fini par succomber à sa maladie après un long combat. Ses amis graffeurs et le Ministre de la Culture lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux.

« Mademoiselle Tic nous a quittés. Nous perdons une grande artiste”

un écrit du ministre de la Culture Rima Abdul Malak.

Comme la défunte artiste le souhaitait, ses funérailles étaient ouvertes au public.

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