« Une honte intersidérale » : Nathalie Péchalat dans une colère noire après un énorme revers

Présidente depuis deux ans de la Fédération Française de Sport de glace, Nathalie Péchalat candidate à sa propre succession n’a pas été réélue. La Fédération lui a préféré Gwenaëlle Gigarel-Noury. Un choix que l’épouse de Jean Dujardin ne semble pas digérer.

C’est portée par un énorme scandale que Nathalie Péchalat, s’était hissée à la présidence de la Fédération française des sports de glace. Le 30 janvier 2020 en effet, un immense scandale éclaboussait le monde du patinage artistique français : la championne Sarah Abitbol accusait, dans un livre-témoignage coup de poing son ancien entraîneur Gilles Beyer de l’avoir violée lorsqu’elle était adolescente. Une accusation qui avait, par ricochet, atteint Didier Gailhaguet alors président de la Fédération des sports de glace. L’homme était suspecté d’avoir couvert Les agissements de Gilles Beyer. C’est Nathalie Péchalat ancienne médaillée de bronze en patinage artistique aux championnats du monde de 2012 et 2014 et épouse de l’acteur Jean Dujardin qui avait été élue dans la foulée au mois de mars, à ce poste très convoité, recueillant la majorité absolue dès le premier tour, avec 504 voix sur 872.

toutefois dès le début la maman de Jeanne et Alice voir sa présidence chahutée. A de multiples reprises Sarah Abitbol avait fait partie de sa déception, estimant n’être que mollement soutenu par l’ancienne championne. Dans une interview accordée à L’Obs en 2021 cette dernière avait notamment pointé le manque d’action de la part de la présidente de la fédération : “Nathalie Péchalat, la nouvelle présidente, a nommée une responsable éthique qui non seulement n’est pas venue vers moi, mais refuser toutes mes propositions de collaboration“. Au point qu’elle se demandait même si elle ne faisait pas l’objet d’un boycott. Philippe Candeloro semblait lui aussi avoir des doutes quant à la présidence Péchalat. “A l’époque de Didier Gailhaguet, la famille des anciens champions était tenue à l’écart et j’espérais que cela serait différent avec elle. Mais elle gère aussi les choses en solo“, avait-il notamment déclaré en mars 2021.

La colère froide de Nathalie Péchalat

Voilà qui pourrait expliquer l’incroyable revers de Nathalie Péchalat, alors que se déroulaient hier l’élection à la présidence de La FFSG pour laquelle elle était à nouveau candidate. Après un vote sous haute tension c’est Gwenaëlle Gigarel-Noury ​​qui a été désignée pour prendre la suite de Nathalie Péchalat. A l’issue du scrutin celle-ci n’a pas mâché ses mots estimant que l’élection de Gwenaëlle Gigarel-Noury ​​était une honte intersidérale pour l’ensemble des sports de glace“. “On revient à un autre système de valeurs, à un autre fonctionnement, à d’autres méthodes qui ne sont pas les miennes. Pour ces raisons, je suis très contente de ne pas en faire partie”, at-elle précisé.

Selon Nathalie Péchalat qui avait succédé à Didier Gailhaguet en 2020, celui-ci a “conduit le programme et la campagne” de cette dernière. De quoi lui permet-il un retour en grâce ? “Oui je le crains, mais cela ne me regarde plus“, a indiqué Nathalie Péchalat. Si elle accepte le résultat de l’élection “parce que c’est la démocratie”, elle n’a toutefois pas mâché ses mots : “C’est une humiliation pour tout le travail collectif qu’on a mené depuis plus de deux ans. Dieu sait que ça a été compliqué, intense en termes d’énergie et de temps. […] J’étais confiante dans la nature humaine, le bon sens, le discernement de chacun des votants, at-elle ajouté. Moi faire des promesses pour me faire élire, ce n’est pas mon fonctionnement. Interrogée par nos confrères de l’Equipe, sa successeure à quant à elle apparaît que Didier Gailhaguet”est un consultant comme tous les autres“. Les semaines qui promettent d’être houuleuses.

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